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Vendre des savons dans un événement d’envergure – cinquième partie, l’événement

Dans ce cinquième d’une série de 7 articles, je vous raconte mon expérience de vente de savons à l’édition 2015 et 2016 d’un événement d’envergure (12 jours sous un grand chapiteau partagé avec 150 autres artistes et artisans de la province) sous plusieurs aspects. J’ajoute parfois des anecdotes ou photos provenant d’autres événements, mais toujours en lien avec le coeur du message.

Cinquième partie, l’événement

12 jours. Le plus gros événement que j’ai eu la chance de vivre, à date, dure 12 jours.

12 jours! La première idée, c’est que ça peut être difficile, voir stressant. Très stressant même. Surtout quand on travaille à temps plein en même temps.

Par contre, une fois tout en place, c’est souvent très excitant. Juste en voyant la différence du kiosque le jour et en soirée..

Le kiosque de jour, avec le soleil qui entre à pleine porte.
Le kiosque en soirée, avec toute l’ambiance feutrée que nous avions imaginée.

 

Une fois installé, on constate que chaque jour amène son lot de surprises.

Il y a deux ans, un couple d’amis du primaire que je n’avais pas revu depuis mon entrée au secondaire sont passés devant mon kiosque.  Ils étaient ensemble depuis cette époque et vivent heureux avec leurs deux enfants.

Parfois, il arrive que des  collègues de mon travail passent et me reconnaissent. Le regard qu’ils me lancent! Je leur dis qu’ils connaissent maintenant mon identité secrète.

C’est aussi voir les gens qui viennent spécialement pour nous voir, comme M. Jérôme qui cherche mon kiosque aux différents événement et le dévalise à chaque fois qu’il me croise (Merci M. Jérôme!).

Je me souviens aussi des trois sœurs venues à deux reprises l’an dernier et qui sont arrivée à mon kiosque un beau samedi après-midi avec le sourire aux lèvres et beaucoup d’histoires à me raconter! Ensuite, la belle dame rousse et sa minuscule fille me regardant avec de grands yeux sérieux lorsqu’elle me chuchote qu’elle aime mes produits! La toute petite puce passée en coup de vent devant le kiosque en prenant la peine de me crier du haut de ses trois pieds: C’est très beau ce que vous faites madame!

Au moment d’écrire ces lignes, j’en ai les larmes aux yeux.

Pendant tout ce temps, Nausica surveille…

Il y a les amis de longues dates (vous vous reconnaissez amis du Carnaval?) , passés là par hasard, contents de me revoir (c’est réciproque), accompagnés de leur progéniture qui parfois les dépasse alors que lorsque je les ai connus, j’aurai pu les bercer…

Toutes ces personnes, incluant celles que j’oublie en ce moment, sont la base de mon énergie. Le ciment qui me lie à cette passion les jours où j’ai envie de tout laisser tomber.

Il y a aussi ceux qui sont là pour tenir le kiosque. Volontaires, heureux d’être là,  Ils sont à l’heure, enthousiastes, souriants, ils veulent autant que vous. Moi qui a eu besoin de l’aide de plusieurs personnes cette année, j’ai trouvé ça réconfortant de pouvoir leur faire confiance. Je ne les ai pas tous en photo, mais je vous remercie tous. Un énorme merci d’abord à ma soeur Lucie, puis à Diane B, Lynda B., Linda J., Lynda R, Linda V. et son fils Alex,  Anne D..

Linda, venue aider pendant une belle soirée d’été.
Nataniel, mon filleul, venu donner un bon coup de main pour la deuxième année.
Lynda, ayant fait le chemin depuis Montréal pour venir passer le week-end avec nous. J’ai déjà hâte à l’été prochain!

 

Si on a un peu de chance, sur les médias sociaux, on va parler de nous. Moi qui ne suis pas vraiment chanceuse de nature (je pourrais écrire plus d’un article de blogue juste à ce sujet), j’ai quand même eu un petit coucou de la part de Laurie-Katheryn, de la Fabrique Crépue. J’étais au travail lorsque je suis tombée sur l’article. J’ai du aller faire un tour dans les couloirs pour cacher mes larmes, tellement j’étais émue!

Ces journées sont pleines de rebondissements; il y a de longs moments d’attente ou des heures passant comme des minutes. Le bonheur se trouve dans ces petits moments, lorsque notre passion prends vie dans l’imaginaire des autres.

Cette année, nous étions aussi aux Fêtes de la Nouvelle-France. Une expérience hors du commun par son voyage dans le temps immédiat et la drôle d’impression d’être en lien avec les générations précédentes.

Les moments où l’on vit toutes ces petits retours dans le passé ou ces projections dans le futur. Ces soupirs de soulagement que l’on pousse en constatant le bonheur de ceux qui nous sont chers et que le hasard à recroisé devant nous.

Cette excitation et ces moments de vie intense surpassent et de loin tout le stress vécu avant l’événement. En écrivant ces lignes je constate toute l’expérience se rajoutant à  ma ligne de vie et je ne peux croire à cette chance d’avoir une passion qui me pousse à me dépasser.

La collection étincelante, fer de lance de ma créativité avec le savon, ou comment laisser libre cours à son côté créatif.

Je vous souhaite sincèrement de vivre ce genre de moments. C’est au moment ou l’on sort de sa zone de confort que l’on vit réellement.

Le prochain article parlera du démontage. Car une fois ces belles journées passées, il faut tout remballer et retourner chez soi.