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Salon de Mai 2016

Une semaine après le début de l’édition 2016 du Salon de Mai (c’était la 49 ième édition), je suis tout sourire et j’ai le goût de vous raconter mon expérience.

D’abord, l’ambiance. Au dessus de ma tête le jour, il y avait le soleil. Ce magnifique soleil que le printemps nous amène toujours et donc nous avions tant besoin.

Etalage
Quel beau soleil éclatant.

Nous avons eu chaque jour du beau temps et ça se sentait dans le sourire des gens. Mais aussi dans le mien. Le jeudi matin, je suis arrivée au Salon déjà fatiguée de tous les préparatifs, mais anxieuse de voir comment allait se passer ma première journée de travail de 12 heures dans un centre d’achat. La dernière fois que j’ai vécu l’expérience de travailler dans un centre d’achat, c’était lorsque je venais de finir mes études dans les années 90. L’ambiance en cette première journée était effervescente.

Ensuite, les gens. Il y avait beaucoup de visiteurs durant ces 4 jours. Des gens curieux, intéressés et qui posent beaucoup de questions. Mais aussi, des acheteurs. Les gens qui viennent au Salon de Mai savent que la meilleure façon d’aider les artisans à continuer de produire localement les denrées dont ils ont besoin est de les encourager. J’ai eu la chance d’avoir la visite aussi de quelques membres de ma grande famille. Des fois, ce fut par surprise, comme mon cousin qui passait en disant: on dirait ma cousine?!? D’autres, ce fut par hasard, mon autre cousin qui passait avec son beau bébé tout neuf pour aller chercher quelque chose. J’ai même pu renouer contact avec plusieurs amies et connaissances, remontant parfois jusqu’au primare.

Puis, les voisins. J’ai eu la chance de passer 4 jours en compagnie du meilleur voisin durant ce type d’événement, un producteur de terrines, rillettes et mousses de foie. Clément, des fermes Cerfs Rouge Labrecque, est un éleveur qui vit à Ste-Marie de Beauce. A chaque année, il fait le tour du Québec pour vendre ses produits. Et il le fait avec passion. Il l’a transmet à chaque bouchée qu’il vous fait goûter. Lorsque vous essayez un de ses produits, il vous décrit la sensation au fur et à mesure. C’est un pur bonheur. Rien que pour ça, je vous suggère de vos arrêter à son kiosque. Ses produits sont exceptionnels. En plus de cette expérience gustative, imaginez, j’ai passé les 4 jours du Salon à discuter avec lui de sa ferme, de l’élevage, de son expérience dans le circuit des festivals et salons au Québec, de sa façon d’expliquer les produits. Il est une mine d’information et un exemple à suivre.  Il était mon voisin le plus proche et de toute évidence j’en ai profité.

Il y avait aussi d’autres savonnières, dont 2 que je suis allée encourager. Il y avait aussi les cercles des fermières de différents endroits. Lulu et ses petits pots. Et mon coup de coeur 2016, les sacs à main des Ateliers C Divin. Des sacs uniques, faits au Québec et imperméables. Je n’ai pas pu résister.

Sans oublier l’organisation. Le Conseil beauportois de la Culture est l’organisme en charge de préparer et mettre en place cet événement.  Ils en étaient à la 49 ième édition et on le voit. Ils sont professionnels, organisés, souriants et compétents. Ils sont aux petits soins pour les exposants. Toute mon expérience avec eux fut positive. Des connaisseurs. Des vrais.

Finalement, mon kiosque. J’étais dans l’aile Ouest au kiosque 20. Cette année, j’avais de nouveaux produits et trois nouvelles collections.

Table
En premier plan à gauche, la gamme pour hommes. Les savons, gommages et baumes à lèvres. Tout au fond, les bombes de bain.
kiosque
La table des produits au Salon de Mai 2016.

La collection Rose qui avec le savon à la Rose, à la fragrance à la fois subtile et complète de cette fleur fraîchement coupée.

Collection-Rose
Une partie de la Collection Rose. Savon à la rose, Bombe de bain à la rose et huile de bain à la rose.

La collection Lavande avec tous ses produits pour le bain et la douche.

Lavande-2
Une partie de la Collection Lavande en présentation. Lait de bain, huile de bain, sachet de fleurs de Lavande, bombes de bain Lavande, Savon Lavande et Gommage au sucre Lavande

Le savon et la bombe de bain à l’avoine, de la collection hypoallergène (ou Collection Douce? Douce Collection? Ma Douce collection?) pour celles et ceux qui aiment prendre soin d’eux tout en douceur.

Pour terminer, j’aimerais remercier plusieurs personnes. D’abord mon conjoint, sans qui rien de cela ne serait possible avec le sourire. Il est mon soutien et mon premier fan. Ensuite, ma soeur Lucie qui est venue prendre la relève le samedi, me laissant ainsi la possibilité de passer un peu de temps avec les miens. Ma soeur est très gênée de nature. Être derrière un kiosque à vendre des produits ne lui vient pas aussi naturellement qu’à d’autres. Mais elle le fait, avec passion et sourire. Merci beaucoup Lucie. Finalement, Linda J., une amie de longue date, nouvellement adepte des produits cosmétiques artisanaux. Elle s’est offert spontanément à venir tenir le kiosque pendant quelques heures le samedi, question d’en apprendre plus sur le sujet. Juste en l’observant, j’ai appris beaucoup. Merci pour ta disponibilité Linda.

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Linda, posant fièrement dans le kiosque. Merci Linda!

Bref, une magnifique expérience, enrichissante et remplie de soleil, de sourires, de rencontres impromptues et importantes.

À refaire l’an prochain.

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Pour apprendre à faire du savon

Avant tout, un avertissement:

Faire du savon,  peut devenir une passion dévorante. Considérez vous avertis.

Je vous donne en vrac quelques liens vers des ressources de divers types. Cette page pourra être mise à jour si jamais je trouve d’autres sources intéressantes à partager.

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Mélanger le liquide avec la soude…
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Préparer et fondre les huiles

 

Site et forum

Si vous aimeriez en lire plus sur le domaine de la savonnerie, cette page appelée “Le savon artisanal” écrit par Nancy (en français!) est une source fantastique d’informations de base sur la méthode de saponification à froid. Ce site a été pour moi le premier consulté à l’époque et il demeure un incontournable selon moi. – Correction : la page n’existe plus!

Le forum faits maison est communauté en ligne parfaite pour du soutien en direct de passionnées québécoises et française. Je vous suggère de vous y inscrire et de participer. Et si Parfum fait un swap, n’hésitez pas et sautez sur l’occasion!

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Mouler le savon

Vidéos

Je vous donne quelques sites (en anglais malheureusement) des savonnières aussi généreuses que productives et parfois complètement démentes!

Anne-Marie de SoapQueenTV. – Anne-Marie a un magnifique sourire et multitudes d’idées. Elle donne beaucoup de conseils, notamment sur comment procéder de façon sécuritaire.

Les milles et un cours du canal Soaping 101.

Sans oublier la sympathique Ariane, appelée la fille de la mer et son magnifique atelier aux Iles de la Madeleine.

Ma dernière découverte, elle est aussi débordante d’enthousiasme que d’idées, Katie de Royalty Soaps.

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Utiliser des couleurs contrastantes pour marbrer le savon… Une de mes techniques préférée 😉

Et si je préfère un livre?

Il en existe plusieurs, autant en anglais qu’en français.

Je vous recommande celui de Sylvie Fortin que j’ai récemment rencontré lors d’un salon à St-Romuald.

Son livre s’appelle Cosmétiques non toxiques.

Mme Fortin offre aussi des cours. Je vous suggère d’aller consulter son site  pour plus d’informations.

Un dernier conseil

Apprendre à faire soi-même des savons et des produits cosmétiques peut vous rendre totalement accro. Il y a plusieurs phases, toutes aussi intéressantes et stimulantes que les précédentes.

Les savonnières sont d’abord et avant tout membre d’une communauté. J’ai découvert parmi ces passionnées des personnes inspirées et inspirantes, mais aussi positives et présentes pour vous aider. Ainsi, si vous mettez à faire des savons et que vous rencontrez une savonnière, dans un marché ou un salon, n’hésitez pas à l’encourager. Entre savonnières, on se reconnaît et on s’encourage.

Prenez le temps de bien vous informer, posez des questions mais surtout, n’hésitez pas à vous lancer.

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Savons en barre une fois démoulés

Il n’y a rien comme le faire pour vivre toutes les subtilités que les mots ne peuvent décrire.

Bonne chance et bon courage.

Marie-Andrée 😉

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Le marché Val-Bélair cherche des bénévoles – URGENT!

Marie-Andrée

*************   Note importante *************

Le message suivant a été diffusé aujourd’hui sur le compte facebook du marché Val-Bélair:

Le Marché public de Val-Bélair est à la recherche de bénévoles pour siéger à son conseil d’administration. À défaut, une assemblée générale spéciale sera convoquée d’ici la fin mai pour opérer la dissolution du Marché.

Si parmi vous il y a un lecteur qui a de la disponibilité et aimerais donner à la communauté de Val-Bélair, n’hésitez pas. Votre contribution permettrait non seulement à des artisans et des producteurs d’offrir leur produits à la communauté, mais aussi et surtout aux habitants de Val-Bélair d’avoir accès à des produits frais, locaux et de qualité. En bref, votre implication aurait une influence positive dans votre ville. Je vous fais un lien vers les deux articles de blogues que j’ai écrit au début et à la fin de la saison du marché de Val-Bélair en 2014.  Ces articles donnent quelques exemples de l’impact d’un marché sur une artisan comme moi et aussi sur les clients du marché.

************ Fin de la Note importante ***********

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Une journée au marché – deuxième partie; les clients

 

Au fil des semaines, on reconnait les habitués, qui viennent chercher leur pains frais, leur fruits et légumes récoltés le matin même, et voir les nouveautés offertes par les autres vendeurs.

C’est comme ça que j’ai connus les produits Épicure, les moutardes et confitures de Trésors des champs.

On a de belles surprises aussi lorsqu’on rencontre les gens. Certains sont devenus des habitués… de mes produits.

Dès ma première journée au marché, des intéressés ont voulu essayer les savons. Il faut dire que ce samedi là, le vent soufflait très fort et poussait les fragrances dans tout le stationnement. Entre les fragrances volantes et le kiosque différent des autres, la curiosité a été la plus forte pour certains. Une occasion d’essayer quelque chose de différent.

De mon côté du kiosque, c’est surtout une question de confiance. Je vous explique: une personne se présente devant moi, je lui explique mes produits, je ne peux pas mentir. Je dois dire la vérité, ce sont des produits qui vont entrer en contact avec la peau. Oui, je fais moi-même ces savons et ils sont fait avec des huiles, de l’eau  (ou un autre liquide) et de la soude. Ils ont été essayés par plusieurs personnes, parmi celles-ci les gens de mon entourage et aussi mon équipe de testeuses. Mais si vous achetez mon ou mes savons (ils deviennent les vôtres dès ce moment) et bien c’est parce que d’une certaine façon, vous me faites confiance.

Et je me dois de la mériter cette confiance.

C’est pour ça que lorsque des clients reviennent d’une semaine à l’autre, le lien de confiance se renforcent. Les belles histoires prennent vie.

Comme par exemple Johanne, une acheteuse avisée, qui cherchait des cadeaux de Noel pour ses nièces en juillet. Elle s’est procuré des bombes de bain, les a mises dans une boite d’œufs transparente et a emballé le tout comme suit:

Idée cadeau : une douzaine de bombes de bain

Ce qui m’a surpris le plus est que parmi mes clients les plus fidèles il y avait des enfants. Beaucoup d’enfants. Il faut dire que les bombes de bain ont fait beaucoup d’heureux et heureuses, en agrémentant l’heure du bain d’un peu d’effervescence et de couleur.

Souvent, en fin d’avant-midi, les deux garçons de Karine arrivaient en courant à mon stand pour avoir leur bombe de bain de la semaine. Début août cet été, ces deux étaient accompagnés d’un ami en visite chez eux. Devant mes yeux ébahis, ils se sont mis à deux pour lui payer un savon grenouille, plus cher que les bombes de bain.  J’en avais les larmes aux yeux. Au moment d’écrire cette entrée, je suis encore émue de cette gentillesse et du magnifique sourire du chanceux petit garçon.

Une de mes plus fidèle cliente est une petite fille qui venait me voir à toutes les semaines pour acheter sa bombe de bain. Lorsqu’elle arrivait au marché, avec ses parents, elle me faisait des signes de l’autre côté de l’allée pour me dire qu’elle allait passer me voir plus tard. Une fois, à la fin de l’été, un samedi très tranquille, j’étais en train de discuter avec des amies d’un autre kiosque. Pendant quelques minutes, cette petite attendait devant mon kiosque, bien sagement, debout devant les bombes de bains le sourire aux lèvres.

J’ai eu la chance d’avoir des visites surprises. Des amies, qui sont venues me voir dès la première semaine. Une autre, qui est passé le sourire aux lèvres et l’appareil photo prêt, mes deux sœurs qui sont passées me dire bonjour une fois très tôt. J’étais tellement contente que j’en ai laissé mon stand pour aller leur envoyer la main.

Je vous avoue que vivre régulièrement ces beaux moments me manquent un peu.

 

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Une journée au marché – première partie : de ce côté du kiosque

La belle saison est maintenant derrière nous. Elle nous quitte en laissant de belles journées d’automnes et en amenant avec elle l’édition 2014 du Marché d’été de Val-Bélair.

Mais comment ai-je bien pu en arriver là? Tout simplement avec un (ou deux ou trois) coups de fils.

En avril dernier, je regardais distraitement le journal du Quartier. Parmi les exploits sportifs et les activités, je suis tombée sur un encart mentionnant le retour du Marché public de Val-Bélair.

J’ai appelé mon bureau d’arrondissement pour en savoir plus sur le sujet. Ceux-ci m’ont référé à la personne-ressource en charge des marchés publics à la ville de Québec. Ce dernier m’a transmis le numéro de la personne responsable du marché de Val-Bélair. Qui m’a rappelé et offert une place. J’étais ravie. Excitée et stressée tout à la fois.

Surtout la première fois.

Ce premier matin, je me suis réveillée aux aurores, le sourire au lèvres. Moi qui d’habitude le samedi fait la grasse matinée, je me suis levée d’un coup et suis partie en quelques minutes, sans réveiller les autres occupants de la maison. Dans la pénombre de ce matin de juillet, alors que tout le quartier dormait encore, je me suis soudainement sentie très proche de mon grand-père maternel. Celui-ci avait une ferme maraîchère et traversait souvent le pont de l’Île d’Orléans pour aller vendre ses légumes à Montmorency. Je me suis dit que la tradition familiale se poursuivait.

Pendant une dizaines de samedis, j’ai pu observer de mon côté de la table beaucoup de choses. Je vous donne en vrac comment se passe une journée.

Chaque samedi, il faut monter, attacher, et fixer les tentes; ajouter les gouttières lorsque la pluie menace, amener les tables à chaque kiosque et monter son étalage. Le tout prends une heure avant l’ouverture. Les premières fois, nous cherchions une dynamique. À la fin de la saison, chacun connaissait sa tâche et la faisait rapidement et efficacement.

Ensuite, une fois la journée terminée, il faut tout défaire et nettoyer. C’était un de mes moments préféré. Lorsque le stationnement est vide et que je peux retourner chez moi, avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose.

La première semaine, il y avait du vent à écorner les boeufs. Je ne connaissais ni les clients, ni les vendeurs du marché. Lulu (des conserves Lulu) fût ma première voisine. Elle m’a mis à l’aise, raconté l’histoire du marché et expliqué comment tout fonctionnait. Je ne pouvais pas tomber mieux. De plus, le vent poussait les fragrances de mes savons vers la porte de la bibliothèque et plusieurs curieux aux nez fins sont venus me rendre visite.

De plus, j’ai aussi eu la chance d’amener le deuxième avec moi à quelques reprises. Je crois qu’il a aimé l’expérience.

Une amie habituée des marchés m’avait avertie avant cette première fois; il faut faire attention, on devient accro…

Elle avait raison. Après cette première présence, j’étais conquise.