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Une journée au marché – première partie : de ce côté du kiosque

La belle saison est maintenant derrière nous. Elle nous quitte en laissant de belles journées d’automnes et en amenant avec elle l’édition 2014 du Marché d’été de Val-Bélair.

Mais comment ai-je bien pu en arriver là? Tout simplement avec un (ou deux ou trois) coups de fils.

En avril dernier, je regardais distraitement le journal du Quartier. Parmi les exploits sportifs et les activités, je suis tombée sur un encart mentionnant le retour du Marché public de Val-Bélair.

J’ai appelé mon bureau d’arrondissement pour en savoir plus sur le sujet. Ceux-ci m’ont référé à la personne-ressource en charge des marchés publics à la ville de Québec. Ce dernier m’a transmis le numéro de la personne responsable du marché de Val-Bélair. Qui m’a rappelé et offert une place. J’étais ravie. Excitée et stressée tout à la fois.

Surtout la première fois.

Ce premier matin, je me suis réveillée aux aurores, le sourire au lèvres. Moi qui d’habitude le samedi fait la grasse matinée, je me suis levée d’un coup et suis partie en quelques minutes, sans réveiller les autres occupants de la maison. Dans la pénombre de ce matin de juillet, alors que tout le quartier dormait encore, je me suis soudainement sentie très proche de mon grand-père maternel. Celui-ci avait une ferme maraîchère et traversait souvent le pont de l’Île d’Orléans pour aller vendre ses légumes à Montmorency. Je me suis dit que la tradition familiale se poursuivait.

Pendant une dizaines de samedis, j’ai pu observer de mon côté de la table beaucoup de choses. Je vous donne en vrac comment se passe une journée.

Chaque samedi, il faut monter, attacher, et fixer les tentes; ajouter les gouttières lorsque la pluie menace, amener les tables à chaque kiosque et monter son étalage. Le tout prends une heure avant l’ouverture. Les premières fois, nous cherchions une dynamique. À la fin de la saison, chacun connaissait sa tâche et la faisait rapidement et efficacement.

Ensuite, une fois la journée terminée, il faut tout défaire et nettoyer. C’était un de mes moments préféré. Lorsque le stationnement est vide et que je peux retourner chez moi, avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose.

La première semaine, il y avait du vent à écorner les boeufs. Je ne connaissais ni les clients, ni les vendeurs du marché. Lulu (des conserves Lulu) fût ma première voisine. Elle m’a mis à l’aise, raconté l’histoire du marché et expliqué comment tout fonctionnait. Je ne pouvais pas tomber mieux. De plus, le vent poussait les fragrances de mes savons vers la porte de la bibliothèque et plusieurs curieux aux nez fins sont venus me rendre visite.

De plus, j’ai aussi eu la chance d’amener le deuxième avec moi à quelques reprises. Je crois qu’il a aimé l’expérience.

Une amie habituée des marchés m’avait avertie avant cette première fois; il faut faire attention, on devient accro…

Elle avait raison. Après cette première présence, j’étais conquise.

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Visite d’une savonnerie dans les Cantons de l’est

Les vacances!

L’été, c’est souvent une bonne occasion pour se dégourdir les pneus, visiter des contrées lointaines et découvrir de nouveaux paysages. Cette année, nous avions planifié une courte visite à Mégantic, ou ma filleule (deuxième génération de ma famille (après moi 🙂 à avoir fait le programme ATM à Jonquière – désolée, je ne suis plus très objective quand il s’agit de ce fait) animait l’émission du matin pour l’été dans une radio locale.

Le show du matin

En route vers Montréal, deuxième partie du voyage, nous avons trouvé via le centre touristique des Cantons de l’Est une savonnerie nichée dans les montagnes à Eastman.

Et voilà, notre détour du jour était fixé!

Voici, en vrac, mes impressions:
– Un atelier qui semble minuscule pour une si grosse production (l’atelier semblait à vue de nez faire 10 mètres carré);
– Un mur complet pour le séchage des savons ainsi qu’un entrepôt au sous-sol qui ne sers qu’à ça;
– Dans l’atelier, il y a une liste de choses à faire affichée à la vue de tous…. Bonne idée!
– Une vendeuse compétente maîtrisant très bien le domaine;
– Une grande quantité de produits dans la boutique, il n’y a pas un espace vide;
– Une belle variété de produits dérivés, dont de mignonnes petites boites en bois et des verres pour la salle de bain;
– Des affiches à colorier pour les enfants sont disponibles dans le fond de la salle. Bien évidemment, la petite dernière les a vues et à sauté sur l’occasion de se distraire avec des crayons de couleur.

Bref, une belle visite.

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Soude et pâtisseries

Il y a quelques semaines, nous avons fait une petite virée à Montréal pour célébrer l’anniversaire d’un bon ami de mon conjoint, qui est devenu un de mes très bons amis.

J’en ai profité pour programmer un petit détour à la boutique Coop Coco. Anciennement Savon Populaire,  Coop Coco & Calendula est une coopérative offrant des matières premières cosmétiques.

Moi qui ai l’habitude d’acheter la plupart de mes fournitures en ligne, l’idée de pouvoir faire une petite visite dans une boutique ayant pignon sur rue spécialisé dans le cosmétique m’intéressait énormément.

Dès l’ouverture de la porte, je ne fus pas déçue; Les tablettes pleines de produits, les étiquettes sobres mais claires, le mélange de look vieil apothicaire et laboratoire “ultra propre” de la boutique m’ont métamorphosé en une petite fille qui visite un magasin de jouets quelques jours avant Noël.

Regardant d’abord, puis touchant par la suite, j’ai fait le tour des allées quatre fois, découvrant à chaque passage un nouvel item. Est-ce que je l’ajoute à ma liste? Bientôt, j’avais les mains pleines. Je remplissais les bras de mon conjoint. Après quelques minutes, nous avons dû nous délester sur un coin du comptoir. J’ai eu quelques difficultés à ne pas dépasser le budget alloué.

Puis vint le temps de passer à la caisse. C’était la première fois que j’ai pu utiliser l’argent des savons vendus pour payer des matières premières.

En sortant, nous avons fait un autre détour, juste au coin de la rue. Les odeurs alléchantes de pain chaud nous ont attirés. Avec toutes ces créations gourmandes qui nous entouraient, il nous fallait repartir avec un souvenir. Nous sommes donc sortis avec un sac de biscottis des plus succulents.  Il n’y a qu’à Montréal qu’on peut trouver ce genre de petites boutiques par et pour les passionnés.

J’y retournerai bientôt…