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Histoire d’origine du Savon pour hommes

Nous sommes présentement inondés de super-héros. Il y en a partout : dans les salles de cinéma, dans la rue en costume à l’Halloween, dans les publicités, et j’en passe.

Présentement, Marvel et DC nous offrent, en plus de Disney, un énorme choix d’histoires à grand déploiement basées sur des bandes dessinées. Certains des films récemment sortis sont basés sur des histoires publiées depuis des décennies!

Vous connaissez mon amour pour Netflix et les séries télé. Mes histoires préférés sont généralement ce qui s’appelle une ‘origin story’ soit en français “une histoire d’origine” ou plus spécifiquement: comment un super héros ou un personnage de bande dessinée en est venu à être ce qu’il est. Les débuts de l’histoire.

Et parmi mes histoires d’origine préférées, je nommerai le premier livre (ou le premier film) de la série Harry Potter. À chaque visionnement j’en ai les larmes aux yeux lorsque je le vois arriver au château Poudlard pour la première fois ou caresser son hibou Hedwig avec son regard illuminé de bonheur.

Bref pour rester dans le ton des histoires d’origine, je vous raconte aujourd’hui  celle d’un de mes savons parmi mes préférés de ma gamme et j’ai nommé :

Le savon pour Hommes

Pour expliquer son histoire, il faut décrire la fragrance. Au début, ce sont les arômes d’agrumes qui vous interpellent. Ensuite, quelques petites notes florales vous font sourire.  Finalement, c’est le bamboo qui vient chercher en vous les journées de soleil et les ramènent à votre souvenir immédiat.

C’est une fragrance extraordinaire.

Elle m’a fait réagir dans mes premiers temps de savonnière. J’étais chez une amie savonnière. Dans son armoire, plein de magnifiques fragrances. Cette amie a été assez patiente et généreuse pour me laisser les tester une à une. Je me revoie encore dans son atelier à la lumière tamisée, ouvrir les bouteilles une à une… Tiens, une fragrance de fleur, tiens, une fragrance poivrée, tiens, une fragrance gourmande….

Finalement, j’ouvre la bouteille qui allait transporter mes sens… Immédiatement, un sourire. Mon nez a interprété cette fragrance et a amené mon cerveau dans un autre lieu, rempli de soleil et de visages souriants. Autour de moi, que du bonheur. C’est presque si les oiseaux ne se sont pas mis à siffler une chanson joyeuse comme dans les comédies musicales ou les premiers longs métrages de Disney.

Je venais de trouver MA fragrance fétiche.

Aussitôt que j’ai pu me la procurer en bonne quantité, via une commande de groupe du forum dont j’étais la participante (j’y allais à tous les jours à cette époque) j’ai fait ma première recette de savon dans la fin de semaine qui a suivie.

Essayer une nouvelle fragrance lorsque l’on fait du savon, peut être toute une aventure. Ces produits donnent parfois de drôles de résultats. Votre pâte peut figer, ou devenir comme du riz ou tout simplement demeurer lisse et n’atteindre la trace qu’après bien du temps de brassage… Mais pas avec cette fragrance.  Une fois dans la pâte, aucuns problèmes!  C’était une autre anecdote pour mon histoire d’amour!

J’aimais tellement ce savon que c’était le seul que j’utilisais. Pendant des mois. Je l’ai donné en cadeau à ma famille. Je l’ai même donné comme pourboire à deux livreurs assez baraqués venus me porter mon nouveau réfrigérateur… Je n’ai jamais d’argent comptant sur moi alors pourquoi ne pas leur faire cadeau d’un de mes savons préféré !

Le temps s’écoule. Au fur et à mesure de mes recherches sur la fabrication des savons, j’ai appris que l’avoine colloïdal rendait le savon encore plus doux. L’avoine ayant la propriété d’apaiser les peaux sensibles. Je n’ai fait ni une ni deux et j’ai essayé ce principe avec ma pâte à savon et fragrance préférée.

C’était le détail qui manquait. Ce savon est devenu parfait.

Au printemps suivant, je l’ai aussi offert comme cadeau de remerciement à un de mes voisins qui venait déneiger mon entrée l’hiver. J’étais célibataire à l’époque et je venais d’acheter ma maison. Pour un montant raisonnable, ce monsieur venait tous les matins ou c’était nécessaire déneiger mon entrée. J’allais travailler en auto et ce généreux monsieur m’a permis d’arriver au bureau sans trop d’efforts durant des années! Je devais quand même pelleter mon entrée de porte, ce qui nécessitait des fois quelques heures, mais je n’ai pas eu la malchance de rester prise dans mon entrée pendant tous ces hivers grâce à ce bon voisin.

Entre-temps, une de mes amies en visite s’est mise à tester les fragrances de ma gamme de savons. J’avais hâte d’avoir son opinion sur tous les savons, mais j’essayais de ne pas trop loucher en direction de mon préféré… Finalement, elle arrive sur celui-ci, se met à le sentir… Soudainement elle s’exclame: “Wow! Il sent bon celui-là! C’est ton savon pour homme?” Il a une belle petite fragrance de musc, ça doit sentir bon sur ces messieurs..

Le reste est au ralenti dans ma mémoire. J’étais bouche buée. Un savon pour homme! Pourquoi ???

Je l’utilisais pour moi ce savon!

Est-ce que pendant tout ce temps je me lavais avec un savon à la fragrance masculine?

J’étais gênée!

Ok ce n’est pas tout à fait ça mais imaginez que je sois gênée…

L’idée évidemment, ne s’est pas arrêtée là.

Quelques mois plus tard, je me suis mise à fréquenter un grand monsieur blond. Un grand blond aux yeux bleus à la peau pleine de taches de rousseur. Dès nos premières fréquentations, je lui ai dit que je faisais des savons. Que c’était une passion et que j’adorais en faire. Bien évidemment, je lui en ai fait tester plusieurs. Devinez lequel fut son préféré? Au fil du temps, j’ai compris que ce beau blond (devenu maintenant mon conjoint) avait une peau plus que fragile. L’avoine dans le savon apaisait sa peau, qui ne tiraillait plus après la douche et ce, même en hiver! (ce sont ses commentaires en passant… 😉

Malgré tout ça, malgré tous ces indices, je ne voulais pas que ce savon soit connu comme un savon pour hommes. Non!

Pas ma fragrance préférée!

Finalement, c’est lorsque mon “déneigeur” est venu cogner à ma porte au mois de juillet pour me demander s’il me restait des savons à l’avoine que j’ai compris.

De toute évidence, il me fallait lâcher prise. Mon premier savon de la gamme pour hommes venait de naitre.

Quelques mois plus tard, lorsque nous avons fait la première version du logo et des étiquettes, il a été officiellement baptisé devant témoins.

Il porte fièrement son nom dans tous les marchés et les salons.

En plus d’être parfait une fois prêt, il a toutes les qualités lors de sa conception; Il se fait rapidement, il embaume l’atelier à chaque fois, il se rend à la trace rapidement, il se moule et se démoule facilement… Il se coupe presque tout seul… Il est charmant.

Tellement charmant qu’il a vécu quelques aventures depuis.

Il fut un des savons livré à la boutique Baltazar.

 

Savon pour hommes à l'avoine colloïdal
Le savon pour hommes, version 2014

Il a été parmi les produits présentés à Toronto à l’événement Rockit Promo Holiday en 2016. Des exemplaires du Savon pour hommes trônaient fièrement à côté d’autres produits pour hommes mis en valeur.

Il a eu droit à sa propre séance de photo officielle pour l’occasion :

Le photographe officiel Serge Pilon en pleine séance photo!
Le savon pour hommes dans toute sa splendeur…

Et son aventure se poursuit.

Je vous invite à venir vous remplir les narines de cette fragrance ne laissant personne indifférent lors de ma prochaine sortie.

Demandez-le par son nom et je vous le présenterai personnellement!

Ou mieux encore, procurez-vous votre exemplaire en passant une commande 😉

Le Savon pour hommes, dans sa version la plus récente 😉

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Confiez-vous à moi dans les commentaires…

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Les inspirations – sites, livres et autres

Quels sont les articles/blogueurs/sites qui m’inspirent?

Après une année à avoir essayé quelques petites choses parfois à l’aveuglette (comme se lancer dans un événement de 12 jours sans filet) je me rends compte que j’ai besoin d’en savoir plus sur bien des domaines. Voici une liste pour aider à bien démarrer l’inspiration en matière de savonnerie…

Sites sur l’entrepreunariat cosmétique

Modern Soapmaking (Anglais)

Un des plus importants site d’information spécialisée sur la fabrication et la mise en marché de savons et de produits cosmétiques. Kenna a un style qui lui est propre. Ses conseils, commentaires et son expérience sont inestimables. À mettre dès maintenant dans vos carnets d’adresses.

Indie Business network (Anglais)
Je suis tombée sur Donna Maria par hasard, à partir de mon compte Instagram. Elle faisait des courtes vidéos d’inspiration. Après quelques hésitations (lire, pendant des mois), j’ai hésité à l’écouter ou la lire (elle m’intimidait je crois). Mais ses conseils m’ont permis d’avoir une vision plus claire de la direction que je voulais prendre. Elle dit les choses telles qu’elles sont, sans censure ni gants blancs. C’est inspirant.

Le site du Ministère de l’économie, des sciences et de l’innovation
Ils ont beaucoup d’information pertinentes pour le marché québécois, à jour et surtout, en français. Je vous conseille d’aller fouiller ce site, vous y trouverez certainement chaussure à votre pied.

Forum et groupe Facebook

Le forum Faits maison
Je vous en ai déjà parlé dans mon article pour apprendre à faire du savon. Ce forum est un beau lieu d’échange qui permet de poser des questions, mais surtout, de naviguer dans toute la documentation déjà disponible.  On peut y trouver beaucoup de réponses et au besoin, du soutien en direct.

Le groupe des savonneuses du Québec sur Facebook. 

C’est un groupe fermé. Vous devez demander la permission pour en faire parti. Généralement, vous obtiendrez la permission en moins d’une demi-journée. Cependant, je vous informe qu’une fois entré, vous serez submergé par les photos, les trucs et conseils ainsi que les fous rires et la bonne humeur de ces passionnées de savons.

Blogues

Il y en a beaucoup et cette liste risque de s’allonger au fil du temps. Je vous mets les liens des sites qui ont retenu mon attention récemment.

Le look du jour, pour le côté girlie, déco et people. Simple, sobre et beaucoup de contenu.

Bien évidemment, je ne peux passer sous silence l’excellent site de Susan Barclay-Nichols Point of interest, portant sur les cosmétiques, les ingrédients à utiliser et les techniques de fabrication. Elle mets le site à jour régulièrement, réponds aux questions de façon claire et complète. Une mine d’information.

Le blogue de recettes de Sabrina. Sabrina est très active sur le groupe Facebook des savonneuses, et s’y connait. Elle a de belles recettes de cosmétiques, ses explications (souvent accompagnées de photos) sont claires et faciles à suivre.

Il est à combiner avec le blogue de Marie-Josée (Parfum). Marie-Josée est active sur le forum et le groupe des savonneuse. Elle a aussi un beau site de recettes et de trucs intéressants. Une référence.

Marie de Humblebee and me, une adepte du faire soit même (DIY), offre des recettes pour tous les goûts; le corps, les cheveux, le maquillage…. Elle a aussi une section boissons et une autre pour les gourmandises.

Le site des cosmétiques non toxiques de Sylvie Fortin pour tout savoir sur la “slow cosmétique”. Bien plus qu’une tendance, c’est un mode de vie.

Aroma Blog, recettes cosmétiques et autres astuces. Elle a écrit un article très intéressant sur les fragrances.

Mailing list

Site Entrepreneur.com ((Anglais). Pour en savoir plus sur l’entrepreneuriat. Un peu de lecture pertinente livré directement dans votre boîte de courriel à chaque semaine.

Et pour finir

Le livre Rework est sur ma table de chevet depuis des mois. J’en lis quelques pages de temps en temps lorsque j’ai besoin d’inspiration ou d’un petit coup de pouce au moral.

Il est écrit par les deux fondateurs de la compagnie 37 signals. Une idée par chapitre, un argumentaire qui va vous faire réfléchir longtemps, des idées différentes. Bref, je le recommande.

J’espère que cette liste vous sera utile en vous permettant de connaitre et trouver de nouvelles idées, inspirations, références.

Bonne lecture

Etincelant-2
Je vous mets en primeur, une de mes dernières créations savonnesques. Oui oui, il s’agit bien d’un savon.
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Apprentissage

Il y a quelques années, je travaillais sur un important site du gouvernement provincial. Comment calcule-t-on l’importance d’un site? Il y a plusieurs façons (nombre de pages, catégories, longueur du plan du site, etc, etc). Du côté ou je me situais, la réponse était simple: on calcule l’importance de ce site en évaluant le nombre de personne travaillant à temps plein à le mettre à jour:  sections – pages – textes, multimédia, et j’en passe.

Le site de vente de Savons Nausica n’est pas un important site, avec des départements complets dévoués à le chouchouter régulièrement. Le site avait par contre besoin d’être ajusté. Autant dans sa navigation que dans son contenu.

Ce qui signifie qu’en quelques semaines, j’ai dû apprendre à jouer avec l’interface de mon site pour y ajouter des modules, ajuster la navigation et le contenu.  Entendons-nous, WordPress est intuitif, facile à comprendre et peu exigeant. Pour avoir fait des sites complets en HTML pur dans les années 90, utiliser une interface conviviale rend les choses faciles. Il me reste encore un détail (ou deux, ou trois) à ajuster, mais je suis fière de cette autonomie et de cette acquisition de nouvelles connaissances.

Voici donc le même site, mais avec son nouveau look, sa navigation plus complète et ses nouvelles pages. La foire aux questions arrivera bientôt.

 

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Une journée au marché – deuxième partie; les clients

 

Au fil des semaines, on reconnait les habitués, qui viennent chercher leur pains frais, leur fruits et légumes récoltés le matin même, et voir les nouveautés offertes par les autres vendeurs.

C’est comme ça que j’ai connus les produits Épicure, les moutardes et confitures de Trésors des champs.

On a de belles surprises aussi lorsqu’on rencontre les gens. Certains sont devenus des habitués… de mes produits.

Dès ma première journée au marché, des intéressés ont voulu essayer les savons. Il faut dire que ce samedi là, le vent soufflait très fort et poussait les fragrances dans tout le stationnement. Entre les fragrances volantes et le kiosque différent des autres, la curiosité a été la plus forte pour certains. Une occasion d’essayer quelque chose de différent.

De mon côté du kiosque, c’est surtout une question de confiance. Je vous explique: une personne se présente devant moi, je lui explique mes produits, je ne peux pas mentir. Je dois dire la vérité, ce sont des produits qui vont entrer en contact avec la peau. Oui, je fais moi-même ces savons et ils sont fait avec des huiles, de l’eau  (ou un autre liquide) et de la soude. Ils ont été essayés par plusieurs personnes, parmi celles-ci les gens de mon entourage et aussi mon équipe de testeuses. Mais si vous achetez mon ou mes savons (ils deviennent les vôtres dès ce moment) et bien c’est parce que d’une certaine façon, vous me faites confiance.

Et je me dois de la mériter cette confiance.

C’est pour ça que lorsque des clients reviennent d’une semaine à l’autre, le lien de confiance se renforcent. Les belles histoires prennent vie.

Comme par exemple Johanne, une acheteuse avisée, qui cherchait des cadeaux de Noel pour ses nièces en juillet. Elle s’est procuré des bombes de bain, les a mises dans une boite d’œufs transparente et a emballé le tout comme suit:

Idée cadeau : une douzaine de bombes de bain

Ce qui m’a surpris le plus est que parmi mes clients les plus fidèles il y avait des enfants. Beaucoup d’enfants. Il faut dire que les bombes de bain ont fait beaucoup d’heureux et heureuses, en agrémentant l’heure du bain d’un peu d’effervescence et de couleur.

Souvent, en fin d’avant-midi, les deux garçons de Karine arrivaient en courant à mon stand pour avoir leur bombe de bain de la semaine. Début août cet été, ces deux étaient accompagnés d’un ami en visite chez eux. Devant mes yeux ébahis, ils se sont mis à deux pour lui payer un savon grenouille, plus cher que les bombes de bain.  J’en avais les larmes aux yeux. Au moment d’écrire cette entrée, je suis encore émue de cette gentillesse et du magnifique sourire du chanceux petit garçon.

Une de mes plus fidèle cliente est une petite fille qui venait me voir à toutes les semaines pour acheter sa bombe de bain. Lorsqu’elle arrivait au marché, avec ses parents, elle me faisait des signes de l’autre côté de l’allée pour me dire qu’elle allait passer me voir plus tard. Une fois, à la fin de l’été, un samedi très tranquille, j’étais en train de discuter avec des amies d’un autre kiosque. Pendant quelques minutes, cette petite attendait devant mon kiosque, bien sagement, debout devant les bombes de bains le sourire aux lèvres.

J’ai eu la chance d’avoir des visites surprises. Des amies, qui sont venues me voir dès la première semaine. Une autre, qui est passé le sourire aux lèvres et l’appareil photo prêt, mes deux sœurs qui sont passées me dire bonjour une fois très tôt. J’étais tellement contente que j’en ai laissé mon stand pour aller leur envoyer la main.

Je vous avoue que vivre régulièrement ces beaux moments me manquent un peu.

 

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Une journée au marché – première partie : de ce côté du kiosque

La belle saison est maintenant derrière nous. Elle nous quitte en laissant de belles journées d’automnes et en amenant avec elle l’édition 2014 du Marché d’été de Val-Bélair.

Mais comment ai-je bien pu en arriver là? Tout simplement avec un (ou deux ou trois) coups de fils.

En avril dernier, je regardais distraitement le journal du Quartier. Parmi les exploits sportifs et les activités, je suis tombée sur un encart mentionnant le retour du Marché public de Val-Bélair.

J’ai appelé mon bureau d’arrondissement pour en savoir plus sur le sujet. Ceux-ci m’ont référé à la personne-ressource en charge des marchés publics à la ville de Québec. Ce dernier m’a transmis le numéro de la personne responsable du marché de Val-Bélair. Qui m’a rappelé et offert une place. J’étais ravie. Excitée et stressée tout à la fois.

Surtout la première fois.

Ce premier matin, je me suis réveillée aux aurores, le sourire au lèvres. Moi qui d’habitude le samedi fait la grasse matinée, je me suis levée d’un coup et suis partie en quelques minutes, sans réveiller les autres occupants de la maison. Dans la pénombre de ce matin de juillet, alors que tout le quartier dormait encore, je me suis soudainement sentie très proche de mon grand-père maternel. Celui-ci avait une ferme maraîchère et traversait souvent le pont de l’Île d’Orléans pour aller vendre ses légumes à Montmorency. Je me suis dit que la tradition familiale se poursuivait.

Pendant une dizaines de samedis, j’ai pu observer de mon côté de la table beaucoup de choses. Je vous donne en vrac comment se passe une journée.

Chaque samedi, il faut monter, attacher, et fixer les tentes; ajouter les gouttières lorsque la pluie menace, amener les tables à chaque kiosque et monter son étalage. Le tout prends une heure avant l’ouverture. Les premières fois, nous cherchions une dynamique. À la fin de la saison, chacun connaissait sa tâche et la faisait rapidement et efficacement.

Ensuite, une fois la journée terminée, il faut tout défaire et nettoyer. C’était un de mes moments préféré. Lorsque le stationnement est vide et que je peux retourner chez moi, avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose.

La première semaine, il y avait du vent à écorner les boeufs. Je ne connaissais ni les clients, ni les vendeurs du marché. Lulu (des conserves Lulu) fût ma première voisine. Elle m’a mis à l’aise, raconté l’histoire du marché et expliqué comment tout fonctionnait. Je ne pouvais pas tomber mieux. De plus, le vent poussait les fragrances de mes savons vers la porte de la bibliothèque et plusieurs curieux aux nez fins sont venus me rendre visite.

De plus, j’ai aussi eu la chance d’amener le deuxième avec moi à quelques reprises. Je crois qu’il a aimé l’expérience.

Une amie habituée des marchés m’avait avertie avant cette première fois; il faut faire attention, on devient accro…

Elle avait raison. Après cette première présence, j’étais conquise.