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Vendre des savons dans un événement d’envergure – septième partie, les coulisses et l’après événement

Dans ce dernier d’une série de 7 articles, je vous raconte mon expérience de vente de savons à l’édition 2015 et 2016 d’un événement d’envergure (12 jours sous un grand chapiteau partagé avec 150 autres artistes et artisans de la province) sous plusieurs aspects. J’ajoute parfois des anecdotes ou photos provenant d’autres événements, mais toujours en lien avec le cœur du message.

Septième partie, les coulisses

En coulisse d’un événement de ce genre, il se passe des anecdotes, mais aussi des moments inattendus. Lorsque l’on investi temps, argent et sa passion dans quelque chose d’aussi exigeant que la préparation d’un événement d’envergure, pour soi, il va certainement se passer des choses positives et parfois oui négatives.

Dans cet article je vais essayer de vous résumer un peu toutes ces journées, de mon point de vue et après avoir pris un peu de recul.

Est-ce que ça valait la peine?

Tout de go, je dirai oui. Pour les deux années.

En repensant à toute l’expérience acquise et aux belles rencontres faites, tant du côté des clients que des autres artisans. Il y a eu des moments de pur bonheur. Imaginez: c’est l’été, à Québec, sous une tente, et j’offre aux gens le résultat de ma passion. Comment ne pas être heureux!

Ce sont ces moments de bonheur, composé d’un mélange de fierté et d’accomplissement, qui demeurent à l’intérieur de soi pendant des mois voir des années. Ces moments pèsent très lourd dans ma balance.

Par contre, si on regarde du côté financier, ma première participation à cet événement ne m’a permis aucun profit.
Ma deuxième participation elle, fut encore moins profitable.

Conclusion: en regardant seulement d’un point de vue monétaire, cet événement particulier n’a pas valu la peine à court terme.
Pour le moyen terme, je suis encore à évaluer.

Comment ça s’est passé sur les médias sociaux?

Je dirai plutôt tiède. Pour un événement de cette ampleur, il y avait peu voir pas de médias sociaux de présents à la première édition. Ou s’il y en avait, la couverture des artisans n’était pas uniforme ou structurée. Ce n’est pas le fer de lance des organisateurs.

À cet effet, après ma première participation, j’ai transmis au comité organisateur une lettre de commentaires concernant plusieurs sujets, notamment justement les médias sociaux.

Et la deuxième année?

De toute évidence, les côtés négatifs n’ont pas été aussi lourds que les côtés positifs.

J’ai voulu recommencer une deuxième année, afin de vivre pleinement chacun des moments. Toutes les étapes énumérées dans tous ces articles, je voulais les vivre complètement, en y retirant tout ce qui était possible de vivre.

C’est comme ça que l’on améliore un processus. En bonus, j’ai eu le temps d’en profiter avant et d’exercer ma patience dans l’expectative d’un autre été sous une tente.

La tente, quelques jours avant la mise en place.
La même tente, vue de l’extérieur. L’attente.

Grosse différence par contre pour la deuxième année: il y avait deux événements prenant place en même temps. J’ai du laisser à d’autres le soin de s’occuper du kiosque. Une fois le choc passé, il faut agir, trouver des solutions. Le plus difficile, c’est l’organisation. Une fois que l’engrenage est parti, tout va pour le mieux. Il faut se faire confiance et prendre le plus vite possible les mesures nécessaires combler les vides. La deuxième année, j’ai appris qu’il n’y a rien d’impossible.

Autre leçon apprise: il y aura toujours des gens généreux et enthousiastes pour aider.

Apprendre à vivre sous le climat

Aux Fêtes de la Nouvelle-France, j’ai vécu la vie dans un four. Il faisait dans mon échoppe cuisant sous le soleil, au moins 40 degrés (Celsius). J’ai sué tout ce que j’avais de fluide à l’intérieur de mon corps. Imaginez: en costume d’époque, dans une échoppe au gros soleil du mois d’août.

L’été, à Québec, vue de mon échoppe.

Cette expérience m’a rendue plus forte. Une journée au marché par la suite n’était pas si difficile.

Le plus drôle, c’est que j’écris ces lignes en plein mois de janvier et je m’ennuie de ces magnifiques journées de soleil, de chaleur et de bonheur. Moi qui a été longtemps bénévole pour le Carnaval de Québec, qui bat son plein durant les semaines les plus froides de l’année, j’ai hâte à l’été!

La rue Marchande des Fêtes de la Nouvelle-France, été 2016

L’après événement ou l’envers de la médaille

Longtemps je me suis demandé si je rendrai publique cette situation, vécue lors de ma deuxième année d’exposition. J’écris ces lignes en ayant pris soin de prendre du recul, de bien analyser la situation et de la relater avec le plus d’objectivité possible.

Cette deuxième année, il y a eu une situation plus difficile à vivre, comme par exemple le fait que le comité organisateur de l’événement n’a pas jugé bon de m’informer que ma principale concurrente serait dorénavant dans la même tente que moi. Lors du tirage au sort, j’ai été informé que nous serions 3 savonnières, chacune dans notre tente. Puisque j’ai choisie la dernière, j’ai pris l’emplacement qui restait, puisque les deux autres savonnières avaient choisies avant moi. J’ai choisi une grande tente et un emplacement correspondant à l’endroit le plus stratégique pour moi, au meilleur de ma connaissance et avec l’aider de la personne responsable de l’assignation des emplacements.

Au risque de me répéter, lorsque vous vous investissez pratiquement corps et âme dans votre entreprise, c’est parce que vous voulez réussir. Bien évidemment, il y en a d’autres dans votre domaine qui veulent la même chose. Eux aussi veulent réussir. Et parfois, des gens veulent tellement réussir que la SEULE façon de le faire à leur yeux, c’est en écrasant ceux qui se trouvent sur leur chemin.

L’autre savonnière, a donc demandé de changer de place au comité organisateur. Elle a demandé ce qu’elle voulait et c’est tout à son honneur. D’un autre côté, l’organisation se doit d’être juste pour tout le monde. Ils n’ont pas cru bon de m’informer du changement de place de cette compétitrice. Ils ne m’ont pas ni transmis de courriel, ni appelé, ni transmis l’information d’aucune façon possible. Ils ont préféré laisser faire.

Avoir connu cette situation, j’aurai demandé de savoir quelles étaient mes options. Je n’ai jamais eu cette possibilité.

Ainsi, à mes yeux, ce comité organisateur a manqué à son devoir. De plus, et ce détail est important, les produits offerts par cette compétitrice NE SONT PAS CONFORMES aux lois fédérales en ce qui concerne la vente de cosmétiques. Le comité organisateur connait les lois et doit s’y soumettre. Ce ne fut pas le cas.  À mes yeux, ce comité organisateur encourage la médiocrité. Ce comité avait le temps et la possibilité de bien faire les choses et non, ils ont décidé de ne rien faire, pire, de fermer les yeux.  Ce comité organisateur mérite de savoir ce que j’ai vécu, et moi, je me dois de leur faire savoir MES faits, et les impacts aux multiples niveaux (monétaire, motivation, sensation d’injustice, etc.) que leur immobilisme et leur médiocrité a eu sur MON travail et sur celui de tous ceux qui ont bien voulus m’aider.

Finalement, comme vous pouvez vous en douter, par leur immobilisme ce comité organisateur m’a fait vivre une expérience teintée d’un arrière-goût amer.

Ce que je ne me suis pas gênée de leur dire, d’abord face à face et ensuite par courriel.  Dans ce courriel, j’ai remercié le comité organisateur de m’avoir donné tout ce qu’il me fallait pour prendre la bonne décision pour moi, c’est à dire, de ne pas y retourner pour une troisième édition.

Ce même comité organisateur n’a pas jugé bon de me répondre.

Conclusion

J’ai mis énormément d’heures à la préparation de ces événements. Comme tout artisan. Je l’ai fait parce que je me suis donné le défi de le faire et d’en profiter. Je voulais partager ma passion et me faire connaitre. J’ai investi mon propre argent dans l’histoire. Je suis capable de financer ma compagnie par le travail que j’effectue au gouvernement du Québec.

Je m’attendais à être traitée de façon juste et équitable par une équipe professionnelle. Ce ne fut pas le cas. Lorsque j’ai demandé des explications, j’ai eu de plates excuses, en plus de me faire dire que j’étais émotive. Une fois l’événement terminé, j’ai pris la peine de leur transmettre tous les faits par écrit et je n’ai pas eu de réponse.

Vous comprendrez que ce ne fut pas agréable. Ni pour moi, ni pour mon entourage, ni parfois, pour les clients. J’en profite ici pour m’excuser sincèrement. Cette expérience a été difficile pour moi et je fais amende honorable de mon comportement durant cette période.

Les leçons apprises

Si vous avez une entreprise et que vous vivez des moments difficiles, sachez que vous n’êtes pas seuls. Vous donnez tout ce que vous pouvez dans quelque chose que vous croyez. Vous jouez selon les règles, vous foncez avec tout ce qui est fort en vous.

Et parfois, vous tombez.

Oui, ça arrive. La vie nous rentre dedans.

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Et ça fait mal. Très mal. Tellement mal que c’est difficile de respirer. C’est difficile de reconnaître que la beauté existe autour de soi. C’est difficile de croire que cette sensation de vertige passera un jour. C’est difficile de même croire que la justice existe encore. C’est difficile de croire que l’on peut réussir si on fait les choses de la bonne façon.

On a même le goût de ne plus jouer selon les règles. On a le goût de foncer dans tout ce qui bouge et de nous aussi, devenir médiocre. De toute façon, ils réussissent parce qu’ils le sont! Pourquoi devrais-je me forcer à suivre les règles si je veux réussir?

Il arrive même, que l’on a plus le goût de jouer DU TOUT.

Ça fait mal à ce point.

C’est dans ce temps-là que votre entourage est votre bien le plus précieux. Si vous avez autour de vous des gens qui vous écoutent, des gens qui vous écoutent et vous comprennent, des gens qui vous écoutent vous comprennent et vous aident à vous en sortir, non seulement vous devez les remercier d’être là et de leur rappeler souvent, mais en plus, vous avez tout ce qu’il vous faut pour trouver la force de recommencer.

Car si vous souffrez autant c’est parce que avez cru en quelque chose. Vous avez décidé d’agir. Vous avez échoué, certes, mais parce que vous avez essayé.

Et parce que vous avez déjà essayé, il y a à quelque part en vous, la force de recommencer. Il y a quelque part en vous, la force d’avancer. Un pas à la fois certes, mais un pas tout de même.

Et cette fois-ci, vous serez plus sage. Cette fois-ci, vous poserez des questions. Beaucoup de questions.

Cette fois-ci, vous prendrez les bonnes décisions.

Ce que cette expérience m’a donné, c’est le goût de continuer, mais en étant beaucoup plus avisée. Plus prudente. Plus forte.

Lorsque ces deux événements se sont terminés, j’étais à la fois heureuse d’avoir accomplie le défi, amère de l’injustice et complètement sonnée d’avoir eu en moi la force d’être passée au travers.

La preuve:

Photo prise à la quatrième journée de mes vacances. Je suis encore sous le choc.

En écrivant ces lignes, je me dis que vous vous demandez probablement: Pourquoi j’ai fait une série d’articles sur la vente de savons dans un événement d’envergure, si je viens de vous dire que je n’y retournerai plus?

Je vous réponds donc : Excellente question!

En fait, j’ai écrit tous ces articles parce que j’aime écrire. Probablement autant que j’aime faire des savons. J’aime aussi transmettre mes connaissances et donner des conseils et parfois aussi mon opinion.

Mais j’ai aussi écrit ces articles parce que j’aime expliquer en prenant les savons comme point focal ce qui est d’abord et avant tout une histoire de gestion de projet. Une autre de mes passions.

Et parce que cette expérience, autant l’endroit que l’envers de la médaille, mérite d’être racontée. J’ai apprécié les vivre.

Ce n’est pas parce que je considère avoir  été traitée injustement que je vais arrêter de faire ce que je fais.

Je sais aussi que cette expérience, autant l’endroit que l’envers, pourra servir un jour.

Si c’est le cas, si vous avez donné autant et avez été traité injustement n’oubliez pas:

Vous avez accompli quelque chose. Ne laissez personne vous empêcher d’être fier d’avoir partagé votre passion au plus grand nombre de personnes possible. Bravo pour ce que vous avez fait.

D’un autre côté, si vous avez donné autant et vous avez vécu une super expérience, pleine de rebondissements amusants et motivant;
Bravo pour ce que vous avez fait.

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Cet article termine la série d’articles sur Vendre des savons dans un événement d’envergure.

J’espère que vous avez aimé cette série autant que j’ai eu du plaisir à l’écrire.

Vous avez des suggestions d’articles, vous voulez en savoir plus sur un aspect en particulier?

Si c’est le cas, confiez-vous à moi dans la section des commentaires. 😉

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Vendre des savons dans un événement d’envergure – sixième partie, le démontage

Dans ce sixième d’une série de 7 articles, je vous raconte mon expérience de vente de savons à l’édition 2015 et 2016 d’un événement d’envergure (12 jours sous un grand chapiteau partagé avec 150 autres artistes et artisans de la province) sous plusieurs aspects. J’ajoute parfois des anecdotes ou photos provenant d’autres événements, mais toujours en lien avec le coeur du message.

Sixième partie, le démontage

Puisque l’événement a une durée limitée dans le temps, il est facile de bien se préparer pour le démontage et le départ.

Quelques conseils pour les derniers jours de l’événement

Les quelques jours avant, ramenez ce qui n’est plus nécessaire ou ce qui existe déjà en double. Relisez attentivement les feuillets d’instructions des organisateurs et au besoin, posez des questions aux personnes concernées. Ne prenez pas la chance d’attendre la veille, il sera peut-être trop tard. Entrez en contact avec les personnes pouvant vous aider à démonter et/ou transporter vos choses. Rappelez-leur l’endroit, la date et l’heure.

La veille

Ramenez tout ce que vous pourrez vous passer pendant la dernière journée de vente. Par exemple, la glacière, les excédents de sacs d’emballage, les rallonges, la paperasse, les documents d’explication, la deuxième boite de cartes d’affaires et j’en passe.

Le jour même

Avant de retourner pour le dernier jour, ayez en main les boites servant à ramener les produits restant. C’est le temps de ressortir le chariot de transport et le dévidoir à papier collant pour les boites. Des crayons marqueurs et étiquettes autocollantes seront aussi très utiles. Ajoutez à votre liste des sacs de plastiques ou des sacs rigides en plastiques. Ils peuvent s’avérer plus simple d’y mettre les autres petites choses que les produits et que vous pourrez trier plus tard.

Dans la majorité des cas, il est interdit de commencer à démonter avant que l’événement ai pris fin.

Pour ma part, je me fais un plan et je l’exécute lentement mais sûrement: rassembler ensemble tous les savons de même sortes, commencer à remplir les sacs des autres objets ne servant plus (calculatrice, nourriture, etc.), nettoyer les étagères, enlever une à une les petites lampes… Restez discret et présent.

Finalement, la dernière heure arrive, et se passe.

A l’heure, le haut parleur annonce à tous la fin et c’est la tournée d’applaudissement. Pour ma part, je ressens du soulagement et un intense sentiment du devoir accompli qui prend place. Le soulagement m’envahit parce qu’après des mois parfois sans arrêt de labeur, ce sera bientôt les vacances.

Ainsi, vient le démontage

Je vous souhaite d’avoir le plus d’aide possible. N’hésitez pas à en demander. Vous avez tenu à bout de bras pendant toutes ces journées votre rêve et votre entreprise, il est difficile de savoir si vous serez capable de bien gérer sans heurts ou terminer harmonieusement cette étape importante.

Entourez-vous d’aide, peu importe qu’ils soient enthousiaste… ou pas. (et qu’ils aient besoin d’une coupe de cheveux 😉

Si vous êtes plusieurs et que vous pouvez déléguer, faites-le. Si ce n’est pas possible, tant que tout se trouve à un endroit central, ou vous pouvez tout avoir à l’oeil, rien ne sers de s’en faire. Gardez le sourire.

Viennent ensuite les meubles. Fixez bien tout ce qui peut se déplacer et couvrez ce qui est fragile. Attention aux coins et aux surfaces pouvant être égratignées.

 Dernier tour du kiosque, vérifiez que ce que vous amenez est bien à vous et ce que vous laissez est bien à laisser.

Faites vous même ce dernier tour. Si vous avez tout planifié, suivi et géré, le dernier tour de vérification vous reviens de droit.

Dernières vérifications avant le départ.

Ensuite, montez le tout dans votre véhicule et repartez, avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose de grandiose.

 

C’est maintenant le temps de prendre des vacances. Tiens donc quelle chance, j’ai justement le savon pour ça!

Le prochain et dernier article traitera des coulisses et de l’après événement.

 

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Vendre des savons dans un événement d’envergure – cinquième partie, l’événement

Dans ce cinquième d’une série de 7 articles, je vous raconte mon expérience de vente de savons à l’édition 2015 et 2016 d’un événement d’envergure (12 jours sous un grand chapiteau partagé avec 150 autres artistes et artisans de la province) sous plusieurs aspects. J’ajoute parfois des anecdotes ou photos provenant d’autres événements, mais toujours en lien avec le coeur du message.

Cinquième partie, l’événement

12 jours. Le plus gros événement que j’ai eu la chance de vivre, à date, dure 12 jours.

12 jours! La première idée, c’est que ça peut être difficile, voir stressant. Très stressant même. Surtout quand on travaille à temps plein en même temps.

Par contre, une fois tout en place, c’est souvent très excitant. Juste en voyant la différence du kiosque le jour et en soirée..

Le kiosque de jour, avec le soleil qui entre à pleine porte.
Le kiosque en soirée, avec toute l’ambiance feutrée que nous avions imaginée.

 

Une fois installé, on constate que chaque jour amène son lot de surprises.

Il y a deux ans, un couple d’amis du primaire que je n’avais pas revu depuis mon entrée au secondaire sont passés devant mon kiosque.  Ils étaient ensemble depuis cette époque et vivent heureux avec leurs deux enfants.

Parfois, il arrive que des  collègues de mon travail passent et me reconnaissent. Le regard qu’ils me lancent! Je leur dis qu’ils connaissent maintenant mon identité secrète.

C’est aussi voir les gens qui viennent spécialement pour nous voir, comme M. Jérôme qui cherche mon kiosque aux différents événement et le dévalise à chaque fois qu’il me croise (Merci M. Jérôme!).

Je me souviens aussi des trois sœurs venues à deux reprises l’an dernier et qui sont arrivée à mon kiosque un beau samedi après-midi avec le sourire aux lèvres et beaucoup d’histoires à me raconter! Ensuite, la belle dame rousse et sa minuscule fille me regardant avec de grands yeux sérieux lorsqu’elle me chuchote qu’elle aime mes produits! La toute petite puce passée en coup de vent devant le kiosque en prenant la peine de me crier du haut de ses trois pieds: C’est très beau ce que vous faites madame!

Au moment d’écrire ces lignes, j’en ai les larmes aux yeux.

Pendant tout ce temps, Nausica surveille…

Il y a les amis de longues dates (vous vous reconnaissez amis du Carnaval?) , passés là par hasard, contents de me revoir (c’est réciproque), accompagnés de leur progéniture qui parfois les dépasse alors que lorsque je les ai connus, j’aurai pu les bercer…

Toutes ces personnes, incluant celles que j’oublie en ce moment, sont la base de mon énergie. Le ciment qui me lie à cette passion les jours où j’ai envie de tout laisser tomber.

Il y a aussi ceux qui sont là pour tenir le kiosque. Volontaires, heureux d’être là,  Ils sont à l’heure, enthousiastes, souriants, ils veulent autant que vous. Moi qui a eu besoin de l’aide de plusieurs personnes cette année, j’ai trouvé ça réconfortant de pouvoir leur faire confiance. Je ne les ai pas tous en photo, mais je vous remercie tous. Un énorme merci d’abord à ma soeur Lucie, puis à Diane B, Lynda B., Linda J., Lynda R, Linda V. et son fils Alex,  Anne D..

Linda, venue aider pendant une belle soirée d’été.
Nataniel, mon filleul, venu donner un bon coup de main pour la deuxième année.
Lynda, ayant fait le chemin depuis Montréal pour venir passer le week-end avec nous. J’ai déjà hâte à l’été prochain!

 

Si on a un peu de chance, sur les médias sociaux, on va parler de nous. Moi qui ne suis pas vraiment chanceuse de nature (je pourrais écrire plus d’un article de blogue juste à ce sujet), j’ai quand même eu un petit coucou de la part de Laurie-Katheryn, de la Fabrique Crépue. J’étais au travail lorsque je suis tombée sur l’article. J’ai du aller faire un tour dans les couloirs pour cacher mes larmes, tellement j’étais émue!

Ces journées sont pleines de rebondissements; il y a de longs moments d’attente ou des heures passant comme des minutes. Le bonheur se trouve dans ces petits moments, lorsque notre passion prends vie dans l’imaginaire des autres.

Cette année, nous étions aussi aux Fêtes de la Nouvelle-France. Une expérience hors du commun par son voyage dans le temps immédiat et la drôle d’impression d’être en lien avec les générations précédentes.

Les moments où l’on vit toutes ces petits retours dans le passé ou ces projections dans le futur. Ces soupirs de soulagement que l’on pousse en constatant le bonheur de ceux qui nous sont chers et que le hasard à recroisé devant nous.

Cette excitation et ces moments de vie intense surpassent et de loin tout le stress vécu avant l’événement. En écrivant ces lignes je constate toute l’expérience se rajoutant à  ma ligne de vie et je ne peux croire à cette chance d’avoir une passion qui me pousse à me dépasser.

La collection étincelante, fer de lance de ma créativité avec le savon, ou comment laisser libre cours à son côté créatif.

Je vous souhaite sincèrement de vivre ce genre de moments. C’est au moment ou l’on sort de sa zone de confort que l’on vit réellement.

Le prochain article parlera du démontage. Car une fois ces belles journées passées, il faut tout remballer et retourner chez soi.

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Vendre des savons dans un événement d’envergure – quatrième partie, le montage

Dans ce quatrième d’une série de 7 articles, je vous raconte mon expérience de vente de savons à l’édition 2015 et 2016 d’un événement d’envergure (12 jours sous un grand chapiteau partagé avec 150 autres artistes et artisans de la province) sous plusieurs aspects. J’ajoute parfois des anecdotes ou photos provenant d’autres événements, mais toujours en lien avec le coeur du message.

Quatrième partie, le montage

Le montage est le moment ou tout ce que nous avions imaginé prends enfin forme. C’est aussi le moment qui nous permet de vérifier s’il nous manque quelque chose… ou pas.

Lors d’un grand événement, il y a plus d’une personne qui se présente pour décharger. Il faut donc prendre rendez-vous. Nous avons donc prévu d’avance le moment précis ou l’on va se présenter avec tout pour l’amener à son kiosque… et le monter.

Le déchargement doit aussi se faire dans une durée prévue. Nous avons généralement 30 minutes pour décharger et quitter le quai de débarquement. Cette année, mon père est venu nous aider. Nous avions besoin de bras et aussi de son camion. Il était content de vivre cette expérience avec nous. En 5 minutes, les véhicules étaient vidés et partis.

Le kiosque était situé dans une allée de côté, nous étions tout près du débarcadère. Nous avions donc directement accès. L’an dernier, nous étions dans une allée centrale. Nous devions décharger, faire le tour des allées, amener lentement nos boites et autres items jusqu’au kiosque. J’ai appris de cette expérience et me suis procuré un petit chariot, parfait pour empiler et transporter rapidement les boites et autres items.

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On monte les étagères, après avoir installé et fixé le tapis.
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On ajuste les meubles selon l’espace disponible
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Ensuite vient l’éclairage…

Une chose qu’il faut savoir lors du montage, c’est que le kiosque une fois monté se doit d’être fermé. Si vous voulez éviter des problèmes, rien ne doit être laissé à la vue. Je suggère une très longue nappe opaque (ma nappe noire a une longueur de 14 pieds) et des pinces pour la faire tenir sur les murs. Cette nappe a été précieuse tout au long des deux événements, mais elle sert aussi pour recouvrir les autres kiosques tenus durant l’année.

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Installation des produits sur les tablettes. Nous sommes à quelques heures de l’ouverture.

Non pas que nous ne faisons pas confiance aux gens autour; loin de là. Par contre, si ce n’est pas à la vue, ce n’est pas une tentation. Et même si les sites sont fermés avant l’ouverture, il y a beaucoup de circulation. Il y a aussi l’idée de faire la surprise de dévoiler le kiosque une fois qu’il est terminé seulement lorsque l’événement est commencé.

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Ajustement des lumières, kiosque 2016. Notez que les voisins ne sont pas encore arrivés.
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Ajustement des lumières, vue de côté. C’est pratique lorsqu’on est grand.

 

Et voici le look du kiosque 2016 après montage des meubles et de l’espace seulement (environ 1 heure après le déchargement).

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Il ne manque que les produits.

Commencez-vous à sentir l’excitation?

Prochaine étape, l’événement. Ou comment faire un marathon d’heures d’ouvertures durant un grand événement.

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Vendre des savons dans un événement d’envergure – troisième partie, la logistique

Dans ce troisième d’une série de 7 articles, je vous raconte mon expérience de vente de savons à l’édition 2015 et 2016 d’un événement d’envergure (12 jours sous un grand chapiteau partagé avec 150 autres artistes et artisans de la province) sous plusieurs aspects. J’ajoute parfois des anecdotes ou photos provenant d’autres événements, mais toujours en lien avec le coeur du message.

Troisième partie, la logistique

Une des définitions du Larousse pour le mot logistique est la suivante:

… Ensemble de méthodes et de moyens relatifs à l’organisation d’un service, d’une entreprise, etc., et comprenant les manutentions, les transports, les conditionnements et parfois les approvisionnements…

On ne se le cache pas, c’est un vrai casse-tête. Tous les morceaux doivent se placer dans le bon ordre. Et puisqu’il s’agissait de ma première présence pour une si longue période il a fallu planifier beaucoup de détails. Ainsi, la logistique incluait tous les éléments suivants:

Organisation physique du kiosque

La première fois, on part avec une idée. Il n’y a rien de concret, sauf le produit à vendre. De plus, l’organisation nous demande un plan, question de déterminer si notre idée ne dépassera pas certaines limites. Ce plan permet de se poser quelques questions. La plus importante question à se poser:

Comment remplit-on un espace de 5 pieds par 10 pieds afin d’y vendre des savons?

Première réponse: Il faut beaucoup de surfaces. Nous avons donc pensé à des étagères.

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Il y avait justement de magnifiques étagères en verre devinez où!

Par la suite, les autres éléments apparaissent plus clairement:

  • Éclairage
  • Identification visuelle de la compagnie
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    Identité visuelle – Évidemment avec le logo
  • Un espace pour les employés
  • Un endroit pour effectuer les transactions
  • Du rangement

Sans oublier le tapis sur le plancher.

Transports et installation:

L’organisation entre en contact avec nous afin de prendre rendez-vous pour la livraison des biens et matériels. Pour ma part, j’ai loué les “murs” et livré les éléments en une seule fois, le dimanche après-midi avant le début de l’événement. Pour le transport des bibliothèques, des meubles et autres éléments, j’avais un camion, prêté par mon père.

À l’heure du rendez-vous, nous sommes allés nous stationner à l’entrée de la tente. Nous avons pu décharger tranquillement et sans rien briser. Lorsque les tablettes sont en verre, c’est presque un luxe!

Cette partie sera couverte plus en détails dans le quatrième article sur le montage du kiosque.

Présence sur place lorsque le kiosque est ouvert

Il faut avoir quelqu’un sur place à toutes les heures de tous les jours. 12 jours, 11 heures par jour, soit plus de 130 heures d’ouvertures, incluant 2 week-ends.

Comment fait-on pour avoir quelqu’un, sur place pour vendre, alors que durant ces deux semaines, on travaille à temps plein?

Sans rire. Ce fut presque un tour de force.

Il faut de l’aide.

Pour ma part, j’ai eu énormément de chance d’avoir une soeur ayant des disponibilités. Elle était présente tous les jours de semaine, pour assurer l’ouverture du kiosque et la transition avec la personne suivante.

Ensuite, entre son départ et mon arrivé, nous avons eu l’aide de différentes personnes. Ma belle-soeur, une étudiante du secondaire et plusieurs amies. Le dernier jour, mon filleul est venu porter secours pour la vente et le démontage.

Les vendredis et la fin de semaine, je prenais place dans mon kiosque. À moins que la chance m’amène quelqu’un pour me remplacer. Ce qui est toujours apprécié.

Approvisionnements

Évidemment, il faut des produits. L’organisation était très claire sur le sujet. Il fallait vendre uniquement des savons fait selon la méthode Cold process. Pas question de savon glycérinés. Pas d’autres produits. Que. Des. Savons.

Donc, j’en ai fait.

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Il y a 5 recettes différentes là-dedans. Saurez-vous reconnaître le produit final?

Deux fois plutôt qu’une.

COLLAGE-savons-dans-les-moules
Savon surprise à l’intérieur, Zeste d’orange, BigMa, Cupcakes, Lavande, Bacon et pains de savons variés.

Une fois que les gens arrivent au kiosque, qu’ils rencontrent la personne sur place, qu’ils aiment et admirent les produits et finalement les achètent, dans quoi doit-on mettre les achats?

Dans des sacs évidemment.

Après réflexion,  je n’aimais pas l’idée du sac en plastique, ne serais-ce que pour son effet sur l’environnement à long terme.

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Sacs en plastiques de divers formats et couleurs.

 

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Des boites à cupcakes?
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Des paniers?

 

 

 

 

 

 

 

J’ai opté pour des sacs en papier de divers formats. Mais entre vous et moi, ce n’est pas les choix qui ont manqués en matière d’étalage ou d’empaquetage…

J’ai eu beaucoup d’aide, j’ai travaillé des semaines de fous, mais une fois la production faite, étiquetée, que l’horaire est monté nous arrivons à la prochaine partie, le montage… À suivre donc, dans le prochain article.

Mais dites-moi, quel aspect de la logistique vous intéresse le plus?