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Vendre des savons dans un événement d’envergure – troisième partie, la logistique

Dans ce troisième d’une série de 7 articles, je vous raconte mon expérience de vente de savons à l’édition 2015 et 2016 d’un événement d’envergure (12 jours sous un grand chapiteau partagé avec 150 autres artistes et artisans de la province) sous plusieurs aspects. J’ajoute parfois des anecdotes ou photos provenant d’autres événements, mais toujours en lien avec le coeur du message.

Troisième partie, la logistique

Une des définitions du Larousse pour le mot logistique est la suivante:

… Ensemble de méthodes et de moyens relatifs à l’organisation d’un service, d’une entreprise, etc., et comprenant les manutentions, les transports, les conditionnements et parfois les approvisionnements…

On ne se le cache pas, c’est un vrai casse-tête. Tous les morceaux doivent se placer dans le bon ordre. Et puisqu’il s’agissait de ma première présence pour une si longue période il a fallu planifier beaucoup de détails. Ainsi, la logistique incluait tous les éléments suivants:

Organisation physique du kiosque

La première fois, on part avec une idée. Il n’y a rien de concret, sauf le produit à vendre. De plus, l’organisation nous demande un plan, question de déterminer si notre idée ne dépassera pas certaines limites. Ce plan permet de se poser quelques questions. La plus importante question à se poser:

Comment remplit-on un espace de 5 pieds par 10 pieds afin d’y vendre des savons?

Première réponse: Il faut beaucoup de surfaces. Nous avons donc pensé à des étagères.

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Il y avait justement de magnifiques étagères en verre devinez où!

Par la suite, les autres éléments apparaissent plus clairement:

  • Éclairage
  • Identification visuelle de la compagnie
    identite-visuelle-kiosque
    Identité visuelle – Évidemment avec le logo
  • Un espace pour les employés
  • Un endroit pour effectuer les transactions
  • Du rangement

Sans oublier le tapis sur le plancher.

Transports et installation:

L’organisation entre en contact avec nous afin de prendre rendez-vous pour la livraison des biens et matériels. Pour ma part, j’ai loué les “murs” et livré les éléments en une seule fois, le dimanche après-midi avant le début de l’événement. Pour le transport des bibliothèques, des meubles et autres éléments, j’avais un camion, prêté par mon père.

À l’heure du rendez-vous, nous sommes allés nous stationner à l’entrée de la tente. Nous avons pu décharger tranquillement et sans rien briser. Lorsque les tablettes sont en verre, c’est presque un luxe!

Cette partie sera couverte plus en détails dans le quatrième article sur le montage du kiosque.

Présence sur place lorsque le kiosque est ouvert

Il faut avoir quelqu’un sur place à toutes les heures de tous les jours. 12 jours, 11 heures par jour, soit plus de 130 heures d’ouvertures, incluant 2 week-ends.

Comment fait-on pour avoir quelqu’un, sur place pour vendre, alors que durant ces deux semaines, on travaille à temps plein?

Sans rire. Ce fut presque un tour de force.

Il faut de l’aide.

Pour ma part, j’ai eu énormément de chance d’avoir une soeur ayant des disponibilités. Elle était présente tous les jours de semaine, pour assurer l’ouverture du kiosque et la transition avec la personne suivante.

Ensuite, entre son départ et mon arrivé, nous avons eu l’aide de différentes personnes. Ma belle-soeur, une étudiante du secondaire et plusieurs amies. Le dernier jour, mon filleul est venu porter secours pour la vente et le démontage.

Les vendredis et la fin de semaine, je prenais place dans mon kiosque. À moins que la chance m’amène quelqu’un pour me remplacer. Ce qui est toujours apprécié.

Approvisionnements

Évidemment, il faut des produits. L’organisation était très claire sur le sujet. Il fallait vendre uniquement des savons fait selon la méthode Cold process. Pas question de savon glycérinés. Pas d’autres produits. Que. Des. Savons.

Donc, j’en ai fait.

montage-marmite-savons-2015
Il y a 5 recettes différentes là-dedans. Saurez-vous reconnaître le produit final?

Deux fois plutôt qu’une.

COLLAGE-savons-dans-les-moules
Savon surprise à l’intérieur, Zeste d’orange, BigMa, Cupcakes, Lavande, Bacon et pains de savons variés.

Une fois que les gens arrivent au kiosque, qu’ils rencontrent la personne sur place, qu’ils aiment et admirent les produits et finalement les achètent, dans quoi doit-on mettre les achats?

Dans des sacs évidemment.

Après réflexion,  je n’aimais pas l’idée du sac en plastique, ne serais-ce que pour son effet sur l’environnement à long terme.

empaquetage-sacs
Sacs en plastiques de divers formats et couleurs.

 

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Des boites à cupcakes?
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Des paniers?

 

 

 

 

 

 

 

J’ai opté pour des sacs en papier de divers formats. Mais entre vous et moi, ce n’est pas les choix qui ont manqués en matière d’étalage ou d’empaquetage…

J’ai eu beaucoup d’aide, j’ai travaillé des semaines de fous, mais une fois la production faite, étiquetée, que l’horaire est monté nous arrivons à la prochaine partie, le montage… À suivre donc, dans le prochain article.

Mais dites-moi, quel aspect de la logistique vous intéresse le plus?

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Semaine Etsy resolution – un retour sur les leçons apprises

Etsy offrait en janvier et février 2016 4 semaines de mentorat et de suivi pour la création ou l’amélioration de boutiques sur cette plateforme.
Pour s’inscrire, il fallait demander l’admission sur le groupe Facebook . Pour inciter les participants, un code de promotion pour la création de 20 fiches gratuitement était offert.

Bien sincèrement, je ne croyais pas que ça pourrait aider dans un premier temps. Je croyais avoir fait le tour de la plate-forme et avoir bien compris tout ce que ça représentait. Dans les faits, je ne savais pas grand choses….

Première semaine, les photos.

C’est la première chose qui se remarque dans une page. C’est la porte d’entrée. Il faut y mettre du temps, des efforts et aussi de la technique et quelques conseils de base. Pour ma part, j’y ai appris comment construire une boite à lumière et utiliser la lumière naturelle pour faire de belles photos. Ce n’est pas toujours facile de trouver le bon éclairage et j’en suis encore à essayer. Mais je peux au moins donner un exemple avant après:

savons-2012-6
Avant: photo sur fond blanc, mais plutôt sombre.
Bombes-de-bain-gros-plan3
Après, photos avec lumière naturelle, beaucoup plus claire (même si elle est aussi sur un fond blanc.)

 

Deuxième semaine, les tags (mots clés).

Etsy-Statistiques
Tableau des vues sur notre site Etsy pour le mois.

Je croyais encore une fois que les tags servant à l’engin de recherche devaient avoir qu’un seul mot. Exemple: savon. parfumé. Mais bien au contraire, il faut mettre une phrase complète (en 120 caractères) pouvant correspondre le plus possible au produit, mais aussi à ses propriétés et son utilisation.

Etsy-Statistiques-détaillées

 

Ainsi il faut vérifier les mots utilisés par les utilisateurs de la plate-forme pour trouver nos produits et réajuster les tags pour attirer encore plus de visiteurs. C’est un peu comme essayer de comprendre comment pense notre futur client, en utilisant des mots clés.

 

 

 

 

Troisième semaine, travailler sur l’identité et la clientèle.

Pour se démarquer, il faut se créer une marque unique. De plus, il faut identifier qui est le client parfait.

L’attirer c’est une chose. Le fasciner en est une autre. Et pour se faire, il faut raconter son histoire. Expliquer aux gens ce qui nous passionnes en s’ouvrant un peu sur le monde. Et en demeurant authentique. Ce n’est pas toujours facile. Je pourrais même dire qu’il me reste des efforts à mettre dans ma page à propos 🙁

Quatrième semaine, les médias sociaux.

Facebook

Bien sûr, il vous faut une page Facebook de l’entreprise. Une grande partie des participantes en possèdent une. Mais nous avons aussi reçu quelques conseils sur l’utilisation de Facebook.

Il est possible de faire quelques petites entourloupettes pour optimiser l’utilisation de l’application. Par exemple, enregistrer le lien d’une discussion pour y revenir plus tard (surtout lorsque les questions et discussions dans le groupe fusent de toutes part et que tu es au travail! 😉 )

Facebook-notification
Lien rouge : Enregistrer le lien pour le consulter plus tard Lien bleu: activer (ou désactiver) les notifications pour suivre cette conversation en particulier (en recevant des notifications par courriel).

On peut aussi faire une recherche dans les menus du haut de la page du groupe pour les fichiers disponibles. On peut consulter une page montrant les membres du groupe. Et finalement, avant de poser soi-même une question, on peut vérifier si une question similaire a déjà été posée en utilisant le petit moteur de recherche de la page du groupe.

entete-facebook
De gauche à droite: la discussion, les membres, les événement, les photos et fichiers que l’on retrouve associés à ce groupe. À l’extrème droite, rechercher dans ce groupe permet de trouver des discussions pertinentes à l’aide de mots clés.

 

Nous avons aussi reçu des informations complémentaires concernant Instagram, notamment l’utilisation des hashtags. J’en ai profité pour me créer un compte perso en plus du compte Instagram de Savons Nausica, et ce, sur le même téléphone. Je ne savais pas que c’était possible et je voulais un compte perso pour y mettre mes photos de voyage et autres souvenirs visuels.

instagram1
Première étape (version Android de Instagram); peser sur les 3 boutons situés à droite de l’écran.
instagram2
Plus bas dans la page des options, sélectionner ‘Ajouter un compte’.

 Animation

Il y a eu aussi quelques jeux, particulièrement intéressants pour développer l’entraide.

Premier jeu: aimer 3 choses dans la page Etsy de la personne qui a publié avant nous dans la discussion.
Deuxième jeu: mettre dans ses favoris un items de tous ceux qui ont publiés dans la discussion.

Conclusion

J’ai vraiment appris énormément de choses, autant au niveau de la présentation de mes produits, de l’animation et du mentorat, de l’utilisation d’outils de médias sociaux et de l’entraide auprès des collègues artisans. Si jamais ce type d’occasion s’offre à vous, je suis suggère d’essayer. On ne sait JAMAIS lorsque l’on peut apprendre quelque chose de nouveau.

Un gros merci aux gens derrière cette belle initiative et aux mentors qui ont fait un superbe travail.

Je terminerai en affirmant qu’une chose est sûre, il y a énormément de talents au Québec.

Beaucoup de variété et d’initiatives franchement intéressantes.

Bravo et bonne chance à tous.

Bonus

Une lecture sur entrepreneuriat avec 5 questions à se poser pour s’améliorer :

5 Reasons Your Handmade Business is Not Gaining Traction

 

 

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Mini-refonte du site et appels aux questions

Je viens de terminer quelques changements dans le site et parmi ceux-ci se prépare une page de foire aux questions. Alors c’est le temps de me poser toutes les questions concernant les produits, la compagnie ou tout autre sujet . Je vous répondrais sur le site.

Écrivez-moi par courriel: info@savonsnausica.com.

Sur la page Facebook de Savons Nausica.

Via la page de commentaires.

La première mouture de la page Foire aux questions pourrait sortir fin octobre début novembre 2015.

Faites vite!

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Une journée au marché – deuxième partie; les clients

 

Au fil des semaines, on reconnait les habitués, qui viennent chercher leur pains frais, leur fruits et légumes récoltés le matin même, et voir les nouveautés offertes par les autres vendeurs.

C’est comme ça que j’ai connus les produits Épicure, les moutardes et confitures de Trésors des champs.

On a de belles surprises aussi lorsqu’on rencontre les gens. Certains sont devenus des habitués… de mes produits.

Dès ma première journée au marché, des intéressés ont voulu essayer les savons. Il faut dire que ce samedi là, le vent soufflait très fort et poussait les fragrances dans tout le stationnement. Entre les fragrances volantes et le kiosque différent des autres, la curiosité a été la plus forte pour certains. Une occasion d’essayer quelque chose de différent.

De mon côté du kiosque, c’est surtout une question de confiance. Je vous explique: une personne se présente devant moi, je lui explique mes produits, je ne peux pas mentir. Je dois dire la vérité, ce sont des produits qui vont entrer en contact avec la peau. Oui, je fais moi-même ces savons et ils sont fait avec des huiles, de l’eau  (ou un autre liquide) et de la soude. Ils ont été essayés par plusieurs personnes, parmi celles-ci les gens de mon entourage et aussi mon équipe de testeuses. Mais si vous achetez mon ou mes savons (ils deviennent les vôtres dès ce moment) et bien c’est parce que d’une certaine façon, vous me faites confiance.

Et je me dois de la mériter cette confiance.

C’est pour ça que lorsque des clients reviennent d’une semaine à l’autre, le lien de confiance se renforcent. Les belles histoires prennent vie.

Comme par exemple Johanne, une acheteuse avisée, qui cherchait des cadeaux de Noel pour ses nièces en juillet. Elle s’est procuré des bombes de bain, les a mises dans une boite d’œufs transparente et a emballé le tout comme suit:

Idée cadeau : une douzaine de bombes de bain

Ce qui m’a surpris le plus est que parmi mes clients les plus fidèles il y avait des enfants. Beaucoup d’enfants. Il faut dire que les bombes de bain ont fait beaucoup d’heureux et heureuses, en agrémentant l’heure du bain d’un peu d’effervescence et de couleur.

Souvent, en fin d’avant-midi, les deux garçons de Karine arrivaient en courant à mon stand pour avoir leur bombe de bain de la semaine. Début août cet été, ces deux étaient accompagnés d’un ami en visite chez eux. Devant mes yeux ébahis, ils se sont mis à deux pour lui payer un savon grenouille, plus cher que les bombes de bain.  J’en avais les larmes aux yeux. Au moment d’écrire cette entrée, je suis encore émue de cette gentillesse et du magnifique sourire du chanceux petit garçon.

Une de mes plus fidèle cliente est une petite fille qui venait me voir à toutes les semaines pour acheter sa bombe de bain. Lorsqu’elle arrivait au marché, avec ses parents, elle me faisait des signes de l’autre côté de l’allée pour me dire qu’elle allait passer me voir plus tard. Une fois, à la fin de l’été, un samedi très tranquille, j’étais en train de discuter avec des amies d’un autre kiosque. Pendant quelques minutes, cette petite attendait devant mon kiosque, bien sagement, debout devant les bombes de bains le sourire aux lèvres.

J’ai eu la chance d’avoir des visites surprises. Des amies, qui sont venues me voir dès la première semaine. Une autre, qui est passé le sourire aux lèvres et l’appareil photo prêt, mes deux sœurs qui sont passées me dire bonjour une fois très tôt. J’étais tellement contente que j’en ai laissé mon stand pour aller leur envoyer la main.

Je vous avoue que vivre régulièrement ces beaux moments me manquent un peu.

 

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Une journée au marché – première partie : de ce côté du kiosque

La belle saison est maintenant derrière nous. Elle nous quitte en laissant de belles journées d’automnes et en amenant avec elle l’édition 2014 du Marché d’été de Val-Bélair.

Mais comment ai-je bien pu en arriver là? Tout simplement avec un (ou deux ou trois) coups de fils.

En avril dernier, je regardais distraitement le journal du Quartier. Parmi les exploits sportifs et les activités, je suis tombée sur un encart mentionnant le retour du Marché public de Val-Bélair.

J’ai appelé mon bureau d’arrondissement pour en savoir plus sur le sujet. Ceux-ci m’ont référé à la personne-ressource en charge des marchés publics à la ville de Québec. Ce dernier m’a transmis le numéro de la personne responsable du marché de Val-Bélair. Qui m’a rappelé et offert une place. J’étais ravie. Excitée et stressée tout à la fois.

Surtout la première fois.

Ce premier matin, je me suis réveillée aux aurores, le sourire au lèvres. Moi qui d’habitude le samedi fait la grasse matinée, je me suis levée d’un coup et suis partie en quelques minutes, sans réveiller les autres occupants de la maison. Dans la pénombre de ce matin de juillet, alors que tout le quartier dormait encore, je me suis soudainement sentie très proche de mon grand-père maternel. Celui-ci avait une ferme maraîchère et traversait souvent le pont de l’Île d’Orléans pour aller vendre ses légumes à Montmorency. Je me suis dit que la tradition familiale se poursuivait.

Pendant une dizaines de samedis, j’ai pu observer de mon côté de la table beaucoup de choses. Je vous donne en vrac comment se passe une journée.

Chaque samedi, il faut monter, attacher, et fixer les tentes; ajouter les gouttières lorsque la pluie menace, amener les tables à chaque kiosque et monter son étalage. Le tout prends une heure avant l’ouverture. Les premières fois, nous cherchions une dynamique. À la fin de la saison, chacun connaissait sa tâche et la faisait rapidement et efficacement.

Ensuite, une fois la journée terminée, il faut tout défaire et nettoyer. C’était un de mes moments préféré. Lorsque le stationnement est vide et que je peux retourner chez moi, avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose.

La première semaine, il y avait du vent à écorner les boeufs. Je ne connaissais ni les clients, ni les vendeurs du marché. Lulu (des conserves Lulu) fût ma première voisine. Elle m’a mis à l’aise, raconté l’histoire du marché et expliqué comment tout fonctionnait. Je ne pouvais pas tomber mieux. De plus, le vent poussait les fragrances de mes savons vers la porte de la bibliothèque et plusieurs curieux aux nez fins sont venus me rendre visite.

De plus, j’ai aussi eu la chance d’amener le deuxième avec moi à quelques reprises. Je crois qu’il a aimé l’expérience.

Une amie habituée des marchés m’avait avertie avant cette première fois; il faut faire attention, on devient accro…

Elle avait raison. Après cette première présence, j’étais conquise.