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Mise à niveau numérique

Dans le cycle de vie d’une entreprise, il y a des hauts et des bas. Il y a des moments ou tout va bien et … d’autres moments.

Pour ce qui est de Savons Nausica, ne vous inquiétez pas.

Je continue à vous offrir mes produits de qualité, conçus pour répondre à vos besoins. Chaque minute passée dans mon atelier est une minute de bonheur. Il n’y a rien de plus valorisant que de créer des produits.

Cependant, j’ai du prendre quelques décisions d’ordre budgétaire. En gros, il faut diminuer les dépenses.

J’ai pris la décision de ne plus vendre via la boutique en ligne auparavant disponible à cette adresse et j’ai fermé la boutique sur Facebook.

Ainsi, les façons de vous procurer mes produits sont les suivantes :

– Par ma boutique Etsy

–  En m’écrivant un courriel

– Dans les boutiques vendant mes produits.

Je vous expliquerai plus en détails la suite de mes aventures entrepreneuriales. J’ai beaucoup de choses à vous raconter!

Pour résumer, Savons Nausica est dans une phase de réajustement de son offre de service en ligne. C’est un pas dans la bonne direction.

Les produits sont encore en vente.

Ils sont toujours faits pour prendre soin de vous et de ceux que vous aimez.

Ils sont conçus avec des ingrédients de qualité, en employant les méthodes traditionnelles de saponification à froid, en batch de petites quantités.

A bientôt, et merci pour votre soutien,

– Marie-Andrée

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Mon histoire d’amour avec Instagram

Depuis que je fais des savons, je regarde des photos de savons.

Et pour moi, c’est tout à fait ça. J’adore regarder des photos de savon.

Lorsque j’ai découvert Instagram, ce fut une révélation. Non seulement je pouvais regarder des photos de savons, mais je pouvais aussi mettre mes photos de savon.

petits cupcakes savons

Parce que j’en prends régulièrement des photos. Et c’est particulièrement valorisant de prendre des photos de ses propres créations.

En plus, j’aime regarder des films. Non pas les écouter, mais les regarder. J’aime les images. J’aime que l’on puisse faire de la poésie en image. J’adore voyager parce qu’être sur place pour voir les paysages (par exemple l’Écosse avec ses routes panoramiques à couper le souffle et ce, pendant des heures et des heures – non ce n’est pas moi qui conduisais!) c’est du délice pour le sens visuel.

Instagram permet de transmettre des images rapidement. Un court message accompagne l’image, mais c’est l’image qui a toute l’attention.

J’ai deux comptes Instagram. Un compte personnel   et un pour Savons Nausica.

Je mettrai des photos à tous les jours!

Savon pour hommes à l'avoine colloïdal

Et ce qui est intéressant avec Instagram ce sont les mots-clés (tags). On peut en mettre beaucoup et ça permet de bien cibler ce qu’il y a sur la photo, mais aussi le contexte pour lequel on veut que la photo soit vue.

Vous pouvez mettre des tags géographiques #villedequebec #quebec

Des tags sur le type de produit: #savonartisanal #produitfaitalamain

Des tags sur votre compagnie: #savonsfaitaquebec #savonsnausica

Une fois que vous avez mis le dièse (hashtag ou alt-35 pour les nerds 😉 et une lettre, vous avez des suggestions de mots clés qui apparaissent.

On peut passer des heures à regarder ce que les gens mettent. C’est une belle découverte.

donner-texture-ou-marbrage

Avez-vous un compte Instagram? Si oui, quel est son nom?
Depuis quand l’avez-vous? Qu’est-ce que vous y mettez?

Oh, et un bonus pour la fin de l’article; je voulais vous faire un tutoriel pour les quelques actions à faire dans Instagram, mais il y en a un tutoriel en image ici tout prêt, juste pour vous.

Et parce que je vous aime particulièrement, je vous donne en primeur ma badge Instagram pour Savons Nausica;

Instagram la dite badge… Jolie non?

Sources:

http://www.ztele.com/articles/10-conseils-pour-utiliser-instagram-comme-un-pro-1.1392495

http://www.commentcamarche.net/faq/36835-utiliser-instagram-pour-son-entreprise

http://www.commentcamarche.net/faq/36835-utiliser-instagram-pour-son-entreprise

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Comment s’y prendre pour demander de l’aide et l’obtenir

Les sites, groupes et forum sont un endroit parfait pour demander de l’aide et du soutien. Ils sont faits pour ça. Mais permettez-moi de mettre par écrit quelques petites règles non écrite afin de vous éviter quelques inconvénients ou mauvaises expériences. Car lorsque l’on demande de l’aide, on est en situation d’infériorité, on est fragile et vulnérable. Prendre quelques précautions peut éviter des situations difficiles, voire drastique sur notre estime de soi et notre motivation à aller plus loin.

Lorsque j’ai commencé à faire du savon, j’ai fait énormément de recherches AVANT de faire ma première recette. Il y avait un peu d’insécurité là-dedans, je l’admets. Je voulais aussi assembler tous les ingrédients et les outils nécessaires avant. En 2008, les ressources matérielles et les connaissances étaient (un peu) plus difficiles à trouver.

Finalement, je voulais faire cette première recette durant une journée de congé, question de pouvoir avoir assez de temps pour faire face à toute éventualité. Avec le recul, je me rends compte que j’ai pris la bonne décision, parce que cette première recette a mis plus de 4 heures à atteindre la trace.

Le lendemain de ce premier essai, le savon suintait son huile. J’étais terrorisée.

Je suis allée sur le forum poser une question. Presqu’immédiatement, j’ai eu une réponse. Je me suis sentie soutenue et rassurée. À un point tel que, loin d’être arrêtée par l’expérience négative, j’ai eu envie de recommencer.

Je n’ai pas arrêtée depuis. Je dois la suite de mes succès aux âmes charitables qui ont pris le temps de me répondre.

Ces règles proviennent de mon expérience personnelle à naviguer sur les différents sites et sur la documentation consultée à ce sujet. ***

Règle numéro 1 : Faites des recherches avant de poser votre question

Dans les groupes Facebook, il y a généralement des liens vers des fichiers d’informations partagées par les participants au site. Il est de plus possible, toujours sur les groupes Facebook de faire une recherche sur les sujets ayant déjà été abordés. Il en est de même dans les forums.

Je vous suggère fortement de faire une recherche des quelques mots clés pouvant résumer votre question à ces endroits plutôt que de tout simplement poser la question.

Il est normal que vous ayez énormément de questions. Les personnes en charge de gérer les sites, groupes et forum ont généralement une patience infinie lorsqu’il est temps d’aider tous les participants et plus particulièrement les nouveaux. Mais même si le sujet est nouveau pour vous, ayez la courtoisie de faire vos recherches avant de poser la question. Vous éviterez ainsi de vous faire dire :

–          « Tu aurais pu faire une recherche sur le sujet : xyz dans le groupe avant de poser ta question! »…

Je ne dis pas que cette situation risque de vous arriver aussitôt que vous poserez votre première question. Mais les médias sociaux et plus particulièrement les commentaires des autres peuvent nous faire mal lorsque pris personnellement, surtout lorsque vous savez que vous avez agi de bonne foi.

Si malgré les recherches vous n’avez toujours pas trouvé, je vous suggère de préciser ce que vous avez fait comme recherche lorsque vous poserez votre question. Ce qui permettra de donner une valeur ajoutée à celle-ci et qu’elle devienne ainsi une référence pour les autres.

Règle numéro 2 : faites vos propres tests

La maîtrise de l’art de faire du savon s’apprend avec le temps et de la pratique. En fait je dirai même plus : il n’y a rien de mieux que la pratique.

Vous voulez savoir si un savon est plus doux s’il est surgraissé à 5 ou à 10 %? Faites une petite recette avec les deux scénarios.

Vous aimeriez savoir si une fragrance change la couleur de votre pâte à savon? Essayez-le.

Vous voulez être sûre qu’un savon fait avec une majorité d’huile liquide aura un temps correct de cure : pesez les savons et noter le poids à tous les jours pendant quelques semaines.

Prenez le temps de faire plusieurs recettes, d’essayer des variations, de faire différents tests. Prenez des notes et essayez de nouveau. Vous aurez ainsi des données vous permettant de répondre à vos questions. Trouvez dans votre entourage des personnes pouvant vous donner de vrais commentaires sur vos produits.

Ce point m’amène à la dernière règle :

Règle numéro 3 : après avoir pris, donnez à votre tour

Dans tous les groupes dont je suis membre, je vois passer beaucoup de questions. Personnellement, je réponds rarement. Soit parce que les administrateurs ou participants ont déjà donné d’excellentes réponses et que ma réponse n’ajouterait pas vraiment d’élément nouveau, soit que donner une réponse détaillée prendrait trop de temps.

C’est un peu pourquoi j’écris ce blogue.

Ici, je redonne au lecteur le résumé de mes recherches et de mes expériences.

L’an dernier j’ai beaucoup écrit sur la gestion de projet, en prenant l’aspect de la vente de savons dans les événements de grande envergure.

J’ai aussi écrit sur la composition des baumes à lèvres, en faisant une comparaison entre les baumes commerciaux et les baumes artisanaux.

Dans les prochains mois, j’ai l’intention de vous donner plus de détails sur les ingrédients, sur les produits cosmétiques et leur actions sur les différents types de peaux.

Déjà, en faisant le tour de quelques articles de mon blogue, vous aurez un point de départ pour apprendre à faire du savon, des trucs pour vendre vos savons dans des événements et un article vous expliquant comment choisir et bien utiliser une balance électronique.

Dans tous les cas, je vous invite à me donner vos commentaires sur mes articles et de m’écrire vos besoins d’articles soit en m’écrivant un courriel ou pourquoi pas, me laisser un message.

Un petit bonus – Règle numéro 4 : Ne demandez pas de recettes aux artisans vendant des produits

Je suis certaine que vous allez réagir en lisant cette première ligne. Ben voyons! J’ai déjà demandé des recettes moi! Il y a des recettes disponibles partout! Pourquoi ne pas les demander?

Parce que ceux et celles qui donnent leur recettes le font de bon cœur. Ces personnes ont de bonnes raisons de le faire et certaines mêmes vont le faire sans rien demander en retour. J’applaudis cette générosité et ce sens du partage.

Par contre, il ne faut pas s’attendre à tant de générosité de la part de tous, à commencer par les artisans qui gagnent leur vie à vendre des produits artisanaux. Ces personnes ont mis énormément de temps à mettre au point leur recette. Elles ont été créées pour répondre à un besoin particulier, à partir d’ingrédients qu’ils produisent eux-mêmes, ou parce que des clients ont demandé ce type de produits etc. etc.

C’est comme si vous aller dans un marché et demandez à la dame qui vends des confitures ou des moutardes de vous donner sa recette. Ou si vous allez chez St-Hubert et allez demander au chef sa recette de sauce. Je doute que vous aurez une réponse positive ou même parfois polie.

J’ajouterais qu’il peut arriver que si on vous donne une recette, ce n’est pas tout à fait celle qui est utilisée, ou qu’elle omette des informations ou ingrédients importants. On peut aussi vous donner une réponse incomplète, juste pour que vous arrêtiez de demander.

Lorsque je suis dans les marchés et que je donne les ingrédients se trouvant mes savons, je ne précise pas les pourcentages. Je veux bien expliquer la composition de mes produits, parce qu’il y a des personnes pouvant être allergiques à certains ingrédients et par souci de transparence, mais sans plus.

Et dans la communauté professionnelle de savons et fabricants de cosmétiques, c’est très mal vu de demander une recette.

Entre-temps, si vous avez le goût de me donner quelques questions, confiez-vous à moi dans les commentaires.

 

*** Cet article de blogue est en partie inspiré par un article du magazine : Making Soap numéro 75, article appelé There’s no support like soapsupport. J’ai aussi été inspirée par la Duchesse de la mousse (Duchess of suds) et son vidéo sur comment agir dans les groupes et médias sociaux sur les savons et cosmétiques. Finalement, Kenna du site Modernsoapmaking a publié au moins un ou deux articles très intéressant sur le même sujet.

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Comment faire un baume

Dans cet article, je vous donne un petit défi:

Pourquoi ne pas essayer une recette de baume?

Qu’est-ce qu’un baume?

Un baume est un produit de soin à mettre directement sur la peau.
Ce type de produit est à la base très simple à faire, économique et peut être ajusté selon vos goûts et vos besoins. Il est généralement composé de beurres et huiles solides à température pièce. On fait fondre toutes les huiles, beurres et cires en une seule fois (phase) et on moule dans le contenant de notre choix.

Pour l’utiliser, on le glisse sur la peau. Il laisse ainsi un film protecteur, aidant ainsi à l’hydrater et la protéger contre les effets du changement de température que nous vivons dans notre beau coin de pays.

Baume à lèvres

Comment fait-on un baume?

La première chose à faire est de réunir tous les ingrédients nécessaire, incluant les moules. Le moule peut être tout simplement un pot en plastique acheté dans une boutique de bricolage ou d’articles à 1$.

Pour votre premier essai, vous pouvez tout simplement tout faire fondre dans un micro-onde ou sur la cuisinière (bain-marie), en utilisant une tasse pyrex comme contenant.

Les bonnes pratiques en cosmétique exigent de désinfecter votre surface de travail et vos ‘outils’ (tasse, ustensiles, moules) avec de l’alcool à friction 70%. De plus, utiliser une bonne balance pour peser vos ingrédients et portez des gants afin d’éviter la contamination.

Quels ingrédients utiliser?

La recette de base nécessite au moins:

  • une cire (cire abeille, cire de soya);
  • un ou une huile beurre solide à température pièce (huile de coconut, beurre de karité, beurre de cacao);
  • une huile liquide (olive, canola, pépin de raisin, huile d’argan, etc.);
  • une fragrance ou une huile essentielle au choix.

Pour commencer, vous pouvez essayer avec les proportions suivantes:

  • 30% de cire
  • 25 à 30 % de beurre ou d’huile solide
  • 44 à 39 % d’huile liquide
  • 1% de fragrance ou d’huile essentielle

Ainsi, par exemple, pour une recette de 100 grammes de baume, vous pourriez utiliser:

  • 30 grammes de cire d’abeille
  • 30 grammes d’huile de coconut
  • 39 grammes d’huile d’olive
  • 1 gramme de fragrance ou d’huile essentielle.

Peser les ingrédients, faites fondre les huiles et beurre ensemble, ajouter la fragrance une fois le mélange fondu et brasser doucement. Une fois tous les ingrédients bien mélangés, mettre dans votre pot ou votre moule.

Laissez refroidir.

Ma dernière recette de mon baume réparateur, en train de refroidir. Les points au centre du pot sont normaux. C’est que le produit ne refroidit pas à la même vitesse partout dans le pot.

Bien sûr, vous pouvez ajuster les quantités d’huiles, beurres et autres ingrédients à votre goût.

Une fois le baume refroidi, vous pouvez l’utiliser immédiatement. De plus, puisque le baume ne contient pas d’eau, il n’est pas nécessaire de mettre un ingrédient supplémentaire pour conserver votre produit plus longtemps (conservateur).

Félicitations! Vous venez de faire votre premier produit cosmétique! 

Vous avez aimé ce genre d’article?

Vous avez fait votre premier baume ? Prenez une photo et montrez-moi le tout dans les commentaires.

Cet article a été transmis aux abonnés de l’infolettre mensuelle Savons Nausica en octobre 2016.

Pour avoir accès à ce type d’exclusivités abonnez-vous à l’infolettre en remplissant le formulaire dans le bas de la page.

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Causerie des artisans

Être entrepreneur, ça veut souvent dire de sortir de sa zone de confort.  Dans mon cas, c’est lorsque viens de le temps de vendre. Même si, d’une certaine façon, c’est plus facile de trouver des arguments parce je vends des produits que je fais moi-même, vendre pendant de longues périodes n’est pas toujours une sinécure. Il faut se réinventer, ajuster son discours, prévoir et savoir parfois, éviter le pire.

Ces dernières années,  je partais de loin. J’ai progressé dans ce domaine, mais c’est encore un apprentissage exigeant humilité et patience.

Je le sais. Et toute aide à ce sujet est appréciée.

Ainsi, il y a un mois une invitation irrésistible est arrivée dans ma boite de courriel. Le Quartier Artisan (propulsé par le Centre Magnétique voir Notes en bas de page) effectuait sa première grande tournée d’information en nous invitant à une soirée de Causeries pour Artisans.

Le thème était (et je vous le donne en mille) : Développer ses ventes!

L’invitation précisait que l’événement avait lieu un jeudi de mai en début de soirée et au centre-ville de Québec.

Dans la minute qui a suivi la lecture du courriel, j’avais acheté mon billet.

J’ai quitté le bureau enthousiaste et le sourire aux lèvres. J’en ai même profité pour me promener dans ma ville, aidant au passage un touriste coréen qui cherchait à prendre la meilleure photo de Québec qu’il a qualifié à plusieurs reprises de ‘beautiful’.

Indeed.

C’est dans cet état d’esprit que je suis arrivée sur place, à l’auberge de jeunesse, rue Sainte-Ursule.

Une fois sur place Cécile Branco-Côté, Co-directrice générale du Quartier artisan accueille chaleureusement chacun des participants.

Déjà, les “causeurs” nous attendent.

De gauche à droite : Mary Lynn Kimberly Kiley et Émilie Morin (La Fabrique Crépue), Stéphanie Guilbeault (Les TrOnches) et Antoine Théberge (Boutique Artisans Canada).

Je ne savais pas tout à fait à quoi m’attendre. Surtout, je dois vous avouer, j’étais un peu gênée, je suis la Fabrique Crépue depuis un bon bout de temps.

Après avoir causé quelques instants avec mes voisines (et repris contact avec une connaissance), la causerie débute.

Cécile se présente, explique le déroulement de la rencontre, nous présente brièvement le Centre Magnétique et la mission du Quartier Artisan. La soirée a été préparée en collaboration avec  Etsy Ville de Québec.

Présentation des causeurs et première question.

Cette première question, pour casser la glace, fut posée à Stéphanie, après une brève présentation de son produit (Les TrOnches) et de l’évolution de son entreprise (notamment son passage à l’émission les Dragons) :

Comment fait-on pour tester un produit, afin de s’assurer d’avoir à vendre un produit qui fonctionne et qui répond aux besoins de la clientèle?

La compagnie de Stéphanie a subi un boom rapide suite à son passage à l’émission et elle a dû adapter son processus pour en produire rapidement. Malheureusement, cela a entraîné quelques situations plutôt difficiles. Lorsque l’on a à cœur la qualité de son produit et aussi de son service clientèle, il faut parfois faire des choix allant vers la qualité plutôt que la quantité…  À commencer par une confection solide.

Ainsi, pour s’assurer d’avoir le meilleur produit possible, il faut dans les bons comme les moins bons moments être honnête avec soi-même, avec les clients et il surtout savoir adapter son produit à la demande.

C’est pour ça que les commentaires des clients sont si importants. Ils permettent d’ajouter toujours ce petit plus qui rend un produit meilleur. Si on a pas toujours les réponses directement des clients, il faut se mettre dans une dynamique client et se poser la question du genre : Est-ce que je vais faire des ventes avec ça?

Deuxième question, comment fait-on pour savoir si notre produit peut se vendre dans une boutique?

Antoine, nous explique les quelques questions simples à se poser avant d’approcher un propriétaire d’une boutique;

  • Quel est le price range de la boutique? (price range = échelle de prix)
  • Est-ce que le produit “fit” avec l’image de la boutique ?
  • Qui vient acheter dans la boutique en question?
  • Est-ce des hommes, des femmes, les deux en même proportion?
  • De quel(s) groupe(s) d’âge sont ces clients ?
  • Quels sont leurs intérêts ?

Autre question, comment savoir si notre produit peut faire sa place dans une boutique ?

L’idéal est que le produit se détache des autres. Et pour se différencier des autres l’important est de savoir où on veut aller avec le produit (message clair à véhiculer).

La question suivante s’adresse au duo de la Fabrique Crépue.

Quelles sont les nouvelles tendances à tenir compte?

La tendance actuelle est au marbre et à la céramique. On le voit dans la mode, dans les textures, les imprimés. Mais ici, un avertissement. Il faut faire attention de trop verser ou de verser uniquement dans la tendance. Il faut créer avec ce que l’on est.  Savoir être intègre avec soi-même et sa création. Incarner ses valeurs à travers ce que l’on fait et vends.

Ce qui est tendance aussi dans un autre ordre d’idée est de savoir d’où vient le produit.

Comment bien se présenter à un responsable de boutiques? Quel est le discours que l’on doit avoir avec cette personne?

Dans un premier temps, Antoine nous précise qu’il aime travailler avec des gens fiables et organisés. Des gens qui prennent la peine de répondre au téléphone lorsqu’il appelle.

Il aime aussi lorsque les interlocuteurs (artisans) comprennent sa réalité.

Quelle est la réalité d’une boutique?

Une boutique, c’est un espace. Cet espace doit être rentabilisé au maximum. Un coin de la boutique où il y a des produits à vendre signifie que ces produits doivent rembourser le prix de cet espace de vente.

Lorsqu’un artisan arrive devant un responsable de boutique, l’idéal est d’avoir fait les calculs et de pouvoir expliquer des détails du genre :

– Mon produit prends une portion X d’espace et tu vas vendre un montant  Y avec ce produit. Tu vas le rentabiliser dans un temps Z.

La causerie a ensuite laissé place à l’expression de multiples expériences du genre:

…”J’aime bien répondre aux questions des gens ayant besoin d’aide, mais de grâce ne venez pas me demander le nom de mon fournisseur ou comment se procurer une copie de mon patron. 

En tenant compte du temps passé à calculer ma marge de profit et à trouver mon fournisseur idéal, je ne suis malheureusement pas en mesure de partager toutes ces informations sans compensations… “…

(Oh comme je comprends!!!!)

Ensuite : pause.

Une pause ou j’ai pu déguster une fantastique tartelette aux oignons caramélisés et aux fromage blanc. Un vrai bonheur pour les papilles pendant cette belle soirée. Je ne sais plus qui a préparé ces petites bouchées, mais je vous dit un gros MERCI!

Une pause ou j’ai pu échanger avec trois autres artistes dont ma bonne amie Sophie de La touche locale, Audrey et une gentille demoiselle qui fait des bd (les croquis dans son cahier de notes m’ont fait baver d’envie).

Au retour de la pause, nous avons reçu des réponses aux questions suivantes:

  • Comment utiliser les médias sociaux pour amener le lectorat à acheter?
  • Qu’est-ce que la portée dans les médias sociaux? Qu’est-ce que l’engagement?
  • Comment aider les conseillers en vente des boutiques à vendre votre produit?
  • Doit-on toujours se renouveler?
  • Comment faire de l’argent avec un blog?
  • Est-ce que c’est une bonne idée de faire du ‘live’?
  • Comment établir une relation d’affaires ?
  • Comment gérer le refus?

Vous voyez pourquoi je suis si enthousiaste? De VRAIES questions avec de vraies réponses. Des gens sur place pour répondre avec générosité et gentillesse. Je me suis sentie encouragée dans ma démarche d’entrepreneure, soutenue, comprise et surtout, entourée et plus seule devant mon parfois grand désarroi.

Ce qu’il me reste  comme impression de cette soirée?

La convivialité de la salle, la pertinence des questions et la générosité des “causeurs”.

Ce n’est pas facile de vendre, encore moins lorsque ce que l’on aime c’est créer (histoire vécue ici) Mais ça s’apprends! Et surtout surtout! Nous ne sommes pas seuls à vivre des difficultés, des moments d’incertitudes. Il ne faut par oublier qu’il y a ici des gens prêts à nous aider.

Pour terminer je vous suggère fortement de suivre les publications du Quartier Artisan. Leur contribution est essentielle à la création d’une société constituée de la création des gens d’ici et de gens pour distribuer cette création aux québécois.

Car au-delà de cette contribution, il y a la générosité derrière l’intention,  l’expérience et le savoir-faire des organisateurs, qui ont su faire de cette soirée un succès complet.

….

Les photos (sauf celle du titre) sont une gracieuseté de l’équipe de Les TrOnches.

 

Notes

En savoir plus sur le Quartier artisan

Le Quartier Artisan se donne comme défi d’amorcer un virage culturel chez les Québécois.

Le but : Allier artisanat et entrepreneuriat et inciter les artisans à passer à l’étape suivante, l’échelle mondiale.

Sources :

 En savoir plus sur la Fabrique Crépue

Leur Site

Les auteurs

Compte Instagram

L’article publiée par la Fabrique sur les autres trouvailles de Plein Art en 2016  – Dans cet article, on parle de Savons Nausica  😉

En savoir plus sur Les TrOnches

En savoir plus sur la boutique d’Antoine.